Tchécoslovaquie

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50° 05′ 00″ N 14° 26′ 00″ E / 50.08333, 14.43333 ()

Tchécoslovaquie
(cs) Československo
ČSRČSSRČSFR

19181939
19451992

Drapeau
Drapeau.
Blason

Devise : (cs)Pravda vítězí (1918-1989) « la vérité prévaut1 »
(la)Veritas Vincit (1989-1992) « la vérité prévaut »

Hymne : Kde domov můj? (tchèque)
Nad Tatrou sa blýska (slovaque)

Description de l'image  Czechoslovakia location map.svg.
Informations générales
Statut République
Capitale Prague
Langue tchèque, slovaque
Monnaie Couronne tchécoslovaque (CSK)
Domaine internet .cs
Indicatif téléphonique +42
Démographie
Population 1991 15 600 000 hab2
Densité 1991 122 /km²
Superficie
Superficie 1991 127 900 km²
Histoire et événements
28 oct. 1918 Indépendance
1er oct. 1938 2e République
15 mar. 1939 Protectorat de Bohême-Moravie
Avr. 1945 3e République
11 jul. 1960 Rép. socialiste
1er jan. 1993 Dissolution
Président
(1e) 19181935 Tomáš Masaryk
(3e) 19381939 Emil Hácha
(4e) 19451948 Edvard Beneš
(De) 19891992 Václav Havel
Premier ministre
(1e) 19181919 Karel Kramář
(14e) 19381939 Rudolf Beran
(15e) 19451956 Zdeněk Fierlinger
(De) 19891992 Marián Čalfa

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La Tchécoslovaquie est un pays d'Europe centrale qui exista du au (à l'exception de la période 1939-1945). Elle réunissait les États actuels de République tchèque et de Slovaquie de l'ancien Empire austro-hongrois (1867-1918), la République tchèque étant elle-même constituée de la Bohême et de la Moravie. De 1919 à 1938, la Ruthénie subcarpatique en faisait également partie.

Histoiremodifier | modifier le code

Timbre de l'occupation allemande de la Bohême-Moravie

Créée sur les décombres de l'Empire austro-hongrois, la Tchécoslovaquie regroupe en un même État les Tchèques et les Slovaques, deux peuples de langue proche, ainsi qu'une importante population de langue allemande dans les Sudètes. Le pays a Prague pour capitale. Ses frontières avec l'Autriche et la Pologne sont fixées par le Traité de Saint-Germain-en-Laye3 le 4 et avec la Hongrie par le Traité de Trianon5.

Des dissensions voient cependant jour dans le pays, les Slovaques ressentant mal la prééminence tchèque. Une première partition a lieu durant la Seconde Guerre mondiale, des nationalistes slovaques profitant du dépeçage du pays après les Accords de Munich en 1938 pour créer un État indépendant dirigé par Mgr Tiso et soutenant l'Allemagne nazie.

Après la guerre, le pays est réunifié. Suite au Coup de Prague de 1948, les communistes prennent le pouvoir et la Tchécoslovaquie est le dernier pays d'Europe à passer du côté soviétique du « Rideau de fer ». Une timide libéralisation en 1968, appelée Printemps de Prague, entraînera une intervention des forces du Pacte de Varsovie qui refermera le pays pour 20 ans.

Profitant de la politique de tolérance de l'URSS mise en place par Gorbatchev, le pays retrouve sa liberté en 1989 grâce à la Révolution de velours et porte à sa tête le dramaturge et dissident Václav Havel. Celui-ci ne pourra empêcher les susceptibilités nationales encouragées par des dirigeants politiques populistes de causer la séparation à l'amiable du pays en 1993 pour la République tchèque et la Slovaquie, surnommée la « partition de velours ».

Politiquemodifier | modifier le code

Dans sa courte existence (moins d'un siècle), la Tchécoslovaquie connaît de nombreux régimes politiques et réformes institutionnelles.

Première République tchécoslovaque - ČSRmodifier | modifier le code

L'indépendance de la Tchécoslovaquie est proclamée le dans la petite ville de Darney (Vosges) et entérinée par le traité de Saint-Germain-en-Laye moins d'un an plus tard. Elle inclut les territoires des actuelles Tchéquie et Slovaquie ainsi que la Ruthénie subcarpatique qui sera annexée par l'URSS en 1945 (aujourd'hui en Ukraine).

Elle se termine avec les Accords de Munich (septembre 1938) et le départ en exil de son président, Edvard Beneš (5 octobre 1938).

Tchécoslovaquie 1920-1938
Czechoslovakia.png

Deuxième et Troisième Républiques tchécoslovaques - ČSR - ČSRmodifier | modifier le code

Diminuée des Sudètes annexés au Troisième Reich et d'un tiers de la Slovaquie attribué à la Hongrie, la deuxième République tchécoslovaque prend fin le , après une courte existence de quelques mois, avec l'entrée des troupes allemandes sur le territoire, la création du Protectorat de Bohême-Moravie et la déclaration d'indépendance de la République slovaque. Edvard Beneš fonde en exil le Gouvernement provisoire tchécoslovaque, auquel demeurent fidèles des troupes qui participent à la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. En 1945, Edvard Beneš revient sur le sol de la Tchécoslovaquie libérée et décrète la formation d'un gouvernement de coalition.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, accusés d'avoir collaboré avec les nazis, les Allemands des Sudètes sont expulsés en masse de Tchécoslovaquie.

Certains historiens, tchèques en particulier, considèrent comme frappés de nullité les gouvernements suivant la démission d'Edvard Beneš et qu'il y a ainsi continuité de la première République tchécoslovaque jusqu'en 1948. Cependant, du fait du bouleversement territorial et politique, le nom d'usage de « Deuxième République tchécoslovaque » est parfois utilisé aussi bien l'éphémère État qui suit les accords de Munich que celui qui est reconstitué le par le président en exil Edvard Beneš. La période 1945-1948 est cependant également désignée sous le nom de troisième République tchécoslovaque.

Cette deuxième — ou troisième — République prend fin avec le coup de Prague le quand Klement Gottwald, premier ministre depuis 1946 et chef du parti communiste tchécoslovaque, parvient à s'emparer de tous les pouvoirs. Une nouvelle constitution, en mai, proclame le pays « République populaire ».

République socialiste tchécoslovaque - ČSSRmodifier | modifier le code

Le nom officiel de République socialiste tchécoslovaque n'est adopté que le avec la nouvelle constitution, mais il ne s'agit que de la traduction dans les textes du putsch communiste qui a lieu en février 1948, mettant fin à la Troisième République tchécoslovaque6.

Le Printemps de Prague, en 1968, qui vise à instaurer un « socialisme à visage humain » se solde par l'invasion des troupes du Pacte de Varsovie et se poursuit par une période de durcissement politique et idéologique, la « Normalisation »7.

1 ducat à l'emblème au lion et au roi Wenceslas.

Agitée par les revendications nationalistes des Slovaques, la République socialiste tchécoslovaque devient officiellement, à partir du , une république fédérale, composée de la République socialiste tchèque et de la République socialiste slovaque8. Dans les faits, le nom de la République ne change pas et le pouvoir, dévolu dans les textes entre les parlements tchèque, slovaque et fédéral, reste aux mains du parti communiste lequel est aux ordres de Moscou.

Elle prend fin avec la Révolution de velours, le quand le parti communiste annonce qu'il abandonne sa mainmise sur le pouvoir politique. Le 10 décembre un nouveau gouvernement est formé.

République fédérale tchèque et slovaque - ČSFRmodifier | modifier le code

Après une courte période d'hésitation, au printemps 1990, sur le nom officiel du pays, l'État tchéco-slovaque est rebaptisé République fédérale tchèque et slovaque. Les questions nationales travaillent la nouvelle entité et aboutissent à la dissolution de la Tchécoslovaquie le .

Économiemodifier | modifier le code

Article détaillé : Économie de la Tchécoslovaquie.

Démographiemodifier | modifier le code

Évolution de la démographie entre 1961 et 1992 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Codesmodifier | modifier le code

La Tchécoslovaquie a pour codes :

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Kamil Krofta, Histoire de la Tchécoslovaquie, traduit par G. Aucouturier de l'édition tchèque parue en 1934, Editions A.A.AM. Stols.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. L'Inde a une devise quasi-similaire : Satyamēva Jayatē (« Seule la Vérité triomphe »)
  2. Dont Tchèques 54,1 %, Slovaques 31 %, Moraves 8,7 %, Hongrois 3,8 %, Roms 0,7 %
  3. Jean-Jacques Becker, « Les conséquences des traités de paix », Revue historique des armées,‎ 2009, p. 3-8 (lire en ligne)
  4. Archive du ministère des affaires étrangères, « 1919 Versailles » (consulté le 23 mars 2010)
  5. [PDF]« Traité de Trianon - texte intégral » (consulté le 23 mars 2010), p. 216
  6. « Les démocraties populaires d’Europe de l’Est », sur maj.cndp.fr (consulté le 23 mars 2010)
  7. André Larané, « 21 août 1968 Invasion de la Tchécoslovaquie », sur www.herodote.net (consulté le 23 mars 2010)
  8. Pauline Joris, Camille Brabenec, « L'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie - 20-21 août 1968 », sur www.nouvelle-europe.eu,‎ 21 aout 2008 (consulté le 23 mars 2010)

Voir aussimodifier | modifier le code

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Articles connexesmodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code








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