Terreur

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Le mot « terreur », dans le sens de « peur collective qu'on fait régner dans une population pour briser sa résistance ; régime politique fondé sur cette peur, sur l'emploi des mesures d'exception1 » apparaît en 1789. Le mot « terrorisme » (apparu en 1794) est fixé pour la première fois dans le supplément de 1798 au Dictionnaire de l'Académie française pour désigner une réalité nouvelle créée par la Révolution, de même que ses dérivés « terroriser » (apparu en 1796 dans le sens premier de « frapper de mesures d'exception ») ; « terroristes » (apparu en 1794). La terreur peut être utilisée comme mode de gouvernement, « permettant au pouvoir en place de briser, à force de mesures extrêmes et d'effroi collectif, ceux qui lui résistent2. . » Le sens du mot « terrorisme » évolue ensuite, dès le début du XIXe siècle, pour désigner désormais une stratégie de contestation violente de l'État (par exemple, l'attentat de la rue Saint-Nicaise). De méthode de conservation et de protection de l'État, il devient alors l'outil de sa remise en cause.

Cadavre d'un citoyen tué par l'armée nationaliste pendant la Terreur blanche faisant suite à l'incident 228" à Taiwan.

Le terme terreur renvoie à :

Également utilisée pour désigner des actions commises par les contre-révolutionnaires russes en 1917-1919
  • la Terreur rouge désigne diverses périodes de terreur exercée par des partis communistes, dont la principale est celle de 1918-1920 en Russie, principalement exercée par la Tchéka ;
  • la Grande Terreur est un terme souvent utilisé pour renvoyer aux moments les plus violents de l'époque des Grandes Purges décidées par Staline et organisées par Nikolaï Iejov en URSS (1937-1938) ;
  • pour les mouvements qui se servent de la violence dans des buts politiques, voir terrorisme ;

En somme, la terreur peut être considérée comme un phénomène psychosocial, dont la spécificité serait le blocage devant un danger important, menaçant ou un individu, ou une collectivité humaine3. En tant que phénomène individuel, la terreur n’a pas de rapport privilégié avec le social. Ce rapport a un caractère de nécessité quand elle porte sur de grands groupements humains. En effet, la terreur sociale est typique des dictatures et l’élément central du règne totalitaire4.

Artsmodifier | modifier le code

Référencesmodifier | modifier le code

  1. Le Petit Robert, 1993
  2. Gérard Chaliand, Pierre Dabezies, Sylvia Preuss-Laussinotte, Jean Servier, « Terrorisme », Encyclopædia Universalis (lire en ligne), consulté le 9 février 2013.
  3. Clit, Radu - La terreur comme « passivation », Topique, 81, p. 137-150, 2002
  4. Clit, Radu - Cadre totalitaire et fonctionnement narcissique, Paris, L’Harmattan, 2001

Voir aussimodifier | modifier le code








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