Union pour la nouvelle République

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le parti politique français. Pour le parti politique guinéen, voir Union pour la nouvelle République (Guinée).
Union pour la nouvelle République
Présentation
Créé pour soutenir l'action du général de Gaulle
Fondation 1958
Disparition 1967
Idéologie Gaullisme

L'Union pour la nouvelle République (UNR), est un parti politique français, fondé le et destiné à soutenir l'action du général de Gaulle, revenu au pouvoir au mois de juin : adoption de la nouvelle constitution, élection à la présidence de la République.

L'UNR change de dénomination en 1962 en absorbant l'UDT (UNR-UDT) avant de disparaître en 1967 en se transformant en Union des démocrates pour la cinquième République (UD-Ve).

Historiquemodifier | modifier le code

L’UNR est fondé sur les cendres du Rassemblement du peuple français (RPF). Si l’UNR regroupe des adhérents venus de plusieurs mouvements majoritairement de droite, il reste avant tout gaulliste. Pour autant, le général de Gaulle n'accorde jamais son parrainage direct au parti et refuse qu'il puisse se réclamer de son nom1.

Lors des élections législatives de novembre 1958, l'UNR obtient 17,9 % des suffrages. Avec 206 députés sur 579, le parti forme le groupe parlementaire le plus nombreux à l'Assemblée nationale.

La question de l'indépendance algérienne provoque d'importants remous au sein du parti entre les partisans intransigeants de l'Algérie française (à la suite de Jacques Soustelle) et les autres cadres qui suivent le processus d'indépendance conduit par de Gaulle. Une trentaine de membres sont finalement exclus en 1960.

En 1962, l'UNR se regroupe avec les gaullistes de gauche de l'Union démocratique du travail (UDT) pour constituer l’UNR-UDT. Avec 32 % des suffrages, elle obtient 233 députés sur 482 aux législatives, soit légèrement moins que la majorité absolue. Les 35 Républicains indépendants (RI) font l'appoint.

Aux élections de 1967, ses candidats se présentent sous l'étiquette « Union des démocrates pour la Ve République » (UD-Ve). Avec 31,4 % des suffrages, 200 députés (sur 486) sont élus sous cette dénomination. Il lui fallut l'appoint de 42 républicains indépendants et de quelques non-inscrits pour être majoritaire. En octobre 1967, le parti change officiellement de nom et devient Union des démocrates pour la cinquième République (UD-Ve)

Jusqu'en 1967, l'UNR n'est en fait qu'un parti de cadres, sans ligne politique autonome2 : ses instances dirigeantes sont composées des ministres et de quelques figures parlementaires. À l'Assemblée, les députés se bornent à voter les lois du gouvernement, ce qui leur vaut le surnom de « godillots » de de Gaulle. À sa base, l'UNR ne s'active que lors des élections législatives.

Avec la mise en ballotage du président de la République à l'élection de 1965 et la courte victoire des législatives de 1967, le parti gaulliste se modernise à l'initiative de Georges Pompidou1.

L'UNR comptait 25 000 adhérents en 19592.

Secrétaires généraux de l'UNRmodifier | modifier le code

(suite : voir Union des démocrates pour la cinquième République).

Résultats électorauxmodifier | modifier le code

Présidentiellesmodifier | modifier le code

Législativesmodifier | modifier le code

  • 1958 : 1e formation avec 189 sièges (17,6 % au premier tour et 34,6 % au second tour)3
  • 1962 : 1e formation avec 233 sièges (31,94 % au premier tour et 40,36 % au second tour)3
  • 1967 : 1e formation avec 200 sièges (37,7 %)3

Voir égalementmodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. a et b Serge Berstein, La France de l’expansion. Tome 1 : La république gaullienne, 1958-1969, Paris, Le Seuil, 1989, p.33
  2. a et b Article "UNR", in. Dictionnaire historique de la vie politique française, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1995, PUF, Paris
  3. a, b et c http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/leg5rep.asp#3leg







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