Villa Médicis

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Villa Médicis
Villa Medici
La façade de la villa Médicis
La façade de la villa Médicis
Présentation
Nom local Villa Medici
Période ou style Renaissance
Architecte Giovanni Lippi, Annibale Lippi
Date de construction 1564
Commanditaire Giovanni Ricci di Montepulciano
Destination initiale Villa privée
Propriétaire État français
Destination actuelle Académie de France à Rome
Géographie
Pays Latium
Localité Rome
Localisation
Coordonnées 41° 54′ 30″ N 12° 28′ 57″ E / 41.908333, 12.4825 ()41° 54′ 30″ Nord 12° 28′ 57″ Est / 41.908333, 12.4825 ()  

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Villa Médicis  Villa Medici

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(Voir situation sur carte : Italie)
Villa Médicis  Villa Medici

La villa Médicis (villa Medici en italien)1 est un palais situé sur le mont Pincio à Rome. Depuis 1803, elle héberge l'Académie de France à Rome.

Historiquemodifier | modifier le code

La villa Médicis a été bâtie pour le cardinal Giovanni Ricci di Montepulciano autour de 1544 par l'architecte2 Giovanni Lippi et par son fils l'architecte Annibale Lippi, sur l'emplacement des anciens jardins de Lucullus.

La villa Médicis est acquise en 1576 par le cardinal Ferdinand de Médicis qui, jusqu'en 1587 (année où il devient grand-duc de Toscane), fait exécuter les projets de Bartolomeo Ammannati. Il se fait représenter dans la chambre dite des Muses en Jupiter régnant sur les Arts par le peintre Jacopo Zucchi3.

De fait, la villa est aménagée pour servir d'écrin à sa collection d'œuvres d'art, dans laquelle figurent des antiques (les Niobides, Cléopâtre mourante...), de nombreux bronzes dont certains sont exposés sur la façade, comme le Mercure de Jean de Bologne et aussi de très nombreux tableaux.

Il l'enrichit de sept hectares de jardins plantés de pins, de cyprès et de chênes verts, et décorés de sculptures, qui rappellent le palais Spada. Ces dernières ont été de nos jours remplacées par des moulages, les originaux ayant rejoint les musées. Parmi celles-ci, on note les Niobides, d'origine grecque et le Mercure de Jean de Bologne. À l'extrême nord se situe le studiolo orné de fresques murales à thématique animalière.

Devant l'entrée, une terrasse offre une vue panoramique sur Rome. En 1587, le cardinal Ferdinand de Médicis y fait placer une fontaine, qu'on retrouve comme sujet d'un tableau de Camille Corot, La Vasque de la villa Médicis (1828). Une légende raconte que la boule située au centre de la vasque est un boulet de canon tiré du château Saint-Ange sur la villa par Christine de Suède, reine réputée pour son goût des plaisanteries. Elle aurait ainsi voulu réveiller le maître de maison pour l'inviter à une partie de chasse...

En 1737, à l'extinction de la lignée des Médicis, la villa revient à François III de Lorraine, nouveau grand-duc de Toscane. Son fils, le grand-duc Léopold Ier, décide en 1789 du transfert d'une grande partie de la collection de la villa vers la Galerie des Offices ou encore le musée archéologique de Florence pour les antiquités...

Les anciens bâtiments de l'Académie de France à Rome ayant été incendiés en 1793, Napoléon Bonaparte décide en 1803, après la création du royaume d'Étrurie, d'installer celle-ci à la villa Médicis. À cette époque, la villa et ses jardins sont dans un triste état et doivent être restaurés pour accueillir les lauréats du Prix de Rome dont le séjour se déroule encore aujourd'hui à la Villa.

Diversmodifier | modifier le code

En 1633, lors de la tenue à Rome de son procès devant l'Inquisition catholique romaine (fondée sous le nom de Sacrée congrégation de l'inquisition romaine et universelle par le pape Paul III en 1542), Galilée a habité pendant six mois en résidence surveillée à la villa Médicis, ambassade des Médicis à Rome.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Ce n'est pas au sens courant du terme une villa médicéenne toscane
  2. Pierre-Jean Remy cite également la participation de Giacomo della Porta - voir infra
  3. Cité par Pierre-Jean Remy dans sa biographie de Berlioz chez Albin Michel - 2002

Annexesmodifier | modifier le code

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Articles connexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Raoul Villedieu, La Villa Médicis, 1950, édizioni Pagine Nuove, Roma.

Liens externesmodifier | modifier le code








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