Vilnius

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Vilnius
Blason de Vilnius
Héraldique
De haut en bas, de gauche à droite : la vieille ville de Vilnius, la cathédrale, l'église Sainte-Anne, le quartier d'affaires de Šnipiškės, le palais présidentiel.
De haut en bas, de gauche à droite : la vieille ville de Vilnius, la cathédrale, l'église Sainte-Anne, le quartier d'affaires de Šnipiškės, le palais présidentiel.
Administration
Pays Lituanie Lituanie
Région Dzūkija
Apskritis Apskritis de Vilnius
Municipalité Municipalité de Vilnius-ville
Maire
Mandat
Artūras Zuokas
2011
Indicatif 5
Démographie
Population 554 192 hab. (2011)
Densité 1 382 hab./km2
Géographie
Coordonnées 54° 41′ N 25° 16′ E / 54.683, 25.267 ()54° 41′ Nord 25° 16′ Est / 54.683, 25.267 ()  
Superficie 40 100 ha = 401 km2
Divers
Première mention 1323
Statut Ville depuis 1387
Localisation

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Vilnius
Liens
Site web http://www.vilnius.lt
Sources
Villes de Lituanie

Vilnius (en lituanien : Vilnius Prononciation du titre dans sa version originale Écouter ; (en allemand : Wilna), (en polonais : Wilno), en russe : Вильнюс/Wilnjus, Вильна/Wilna, en biélorusse : Вільня/Wilnja, en yiddish : ווילנע/Wilne ) ; anciennement Vilna ; est la capitale de la Lituanie. Avec plus de 500 000 habitants, c'est la ville la plus peuplée du pays. Elle a été fondée par Gediminas.

Vilnius fut en 2009, l'une des deux capitales européennes de la culture avec Linz (Autriche).

D'un point de vue architectural, le centre historique de Vilnius est particulièrement bien conservé. Il est entièrement classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, notamment le quartier des ambassades avec ses façades typiques des pays du Nord de l'Europe, plutôt colorées et, souvent, largement sculptées. La ville est dominée par une superbe tour en briques aisément visible car situé sur une colline surplombant la ville. Près de celle-ci se trouve le cimetière polonais na Rossie, où est enterré le cœur du Maréchal Józef Piłsudski (son corps se trouvant à Cracovie) qui gouverna la Pologne de l'entre-deux-guerres.

Vilnius est entré depuis plusieurs années dans l'ère du capitalisme. En témoigne cet aspect de « ville chantier » (certes moins poussé que la proche Varsovie que certains surnomment le Hong Kong de l'Europe Centrale) avec plusieurs buildings de verre et d'acier en construction et qui tranchent par leur modernité sur les antiques trolleybus qui desservent toujours la ville. La périphérie de la ville, par contre, ne brille pas par ses qualités architecturales. Elle conserve l'empreinte des tours d'habitation de béton gris de l'époque soviétique et est par conséquent assez mal intégrée au paysage verdoyant des campagnes environnantes. Néanmoins, il existe toujours des maisons traditionnelles entre deux barres. Basses et en bois, elles gardent souvent leur aspect originel par faute de moyens de leur propriétaire.

Étymologiemodifier | modifier le code

Vilnius provient du nom de la rivière qui traverse la ville, la Vilnia.

Histoire de Vilniusmodifier | modifier le code

Débutmodifier | modifier le code

Vilnius vu par le satellite SPOT

Vilnius a été fondée sous le règne de Gediminas, Grand-Prince depuis 1316. D'après la légende, il se reposait au cours d'une chasse sur une colline au confluent des rivières Neris et Vilnia. Là il rêva d'un loup de fer, qui hurlait de façon déchirante comme une centaine de loups. Il décocha sur l'animal un javelot qui rebondit sur son corps d'acier. Inquiet, il demanda à Lizdeika, son grand-prêtre païen, d'interpréter cet épisode. « Ce que les dieux ont décidé pour le souverain et pour l'État lituanien, peut arriver : le loup de fer se trouve sur une colline sur laquelle seront érigées une forteresse et une ville - la capitale de la Lituanie et la résidence des souverains. La forteresse cependant doit être forte comme le fer, alors sa renommée aura le plus large écho à travers le monde (en lituanien « à haute voix » et « renommée » s'expriment par le même mot) ». À cette époque, c'était la superbe Wasserburg, située à l'ouest de Trakai, qui était le siège du souverain.

Telle est la légende. Les archéologues regardent l'histoire de plus près : d'après leurs fouilles, dès le XIe siècle, des hommes s'étaient déjà établis dans cet endroit stratégiquement favorable. Une première mention dans les actes historiques parle de Vilnius comme capitale de la Lituanie en 1323. Cette année-là le Grand-Prince Gediminas a écrit une lettre en latin dans la capitale de l'époque. Il y recrute des marchands, des gens instruits et des prêtres (c'est-à-dire des étrangers hautement qualifiés) in civitate nostra regia Vilna et il les attire également avec deux Églises et la liberté de religion. Cette tolérance vis-à-vis des différentes croyances religieuses devait marquer longtemps le développement de la ville.

Union polono-lituaniennemodifier | modifier le code

L'église Sainte-Anne vue de côté, avec l'église des Bernardins

À partir de 1377, l'ambitieux grand-duc Jagellon commence à régner en Lituanie. En 1385 il conclut avec la Pologne l'Union de Krewo, le prix à payer étant la christianisation du pays. Il supprime donc le feu éternel sur la colline de Wilno (nom officiel de Vilnius) et détruit les temples païens qui s'y trouvent. Un an plus tard, en 1386, il se fait baptiser et épouse comme convenu la reine Hedwige de Pologne et, sous le nom de Ladislas II, monte sur le trône de ce nouveau et puissant royaume, unissant la Pologne et la Lituanie : la Rzeczpospolita.

En même temps le droit de Magdebourg est introduit à Vilnius. La ville connaît une période de grande prospérité économique au XVe siècle. À la suite de l'union polono-lituanienne (1385-1569), la ville se trouve de plus en plus sous influence polonaise, et la population de la ville devient majoritairement polonaise. D'où les tentatives de Contre-Réforme. Le collège des Jésuites fondé en 1570 dans ce dessein devient en 1579 une université (Alma academia et universitas Vilnensis societatis JESU), avec privilège du roi de Pologne Étienne Bathory et bénédiction du pape Grégoire XII. L'université de Vilnius demeure pendant longtemps la seule université de l'Est de l'Europe centrale. En même temps, le roi de Pologne fait venir des populations juives et Vilnius devient une ville importante pour la culture juive ashkénaze en Europe du Nord. Elle est surnommée la Jérusalem de Lituanie en raison de son importance spirituelle. Sur le plan économique, le XVIe siècle cependant voit s'amorcer un lent déclin. Le XVIIe siècle est marqué par des conflits (de 1655 à 1661, la ville est occupée par des troupes russes) et des épreuves comme les incendies et la peste.

Pendant la Grande Guerre du Nord, la ville est gravement endommagée par les troupes suédoises dans les années 1702 et 1707. Des incendies, dans les années 1737, 1745 et 1747, ralentissent aussi sa reconstruction.

Empire russemodifier | modifier le code

De 1795 à 1915 (formellement jusqu'en 1917), la Lituanie (et donc Vilnius, dont le nom officiel en russe est alors Vilna) fait partie de l'Empire russe et devient la capitale provinciale du Gouvernement de Vilna, où siège un gouverneur général. Le cimetière Sainte-Euphrosyne de Vilnius donne un aperçu de la communauté russe-orthodoxe qui vécut ici.

Après la rébellion de la Pologne et de la Lituanie contre la domination russe en 1831, l'université, qui est considérée comme un foyer d'intrigues nationalistes, est fermée l'année suivante par les autorités impériales et le reste jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Le développement de Vilna (Vilnius) est relativement limité dans le cadre d'une capitale provinciale russe, chef-lieu du Gouvernement de Vilna. Cependant, elle conserve encore une certaine importance régionale, ce qui explique qu'au XIXe siècle encore elle est, avant Minsk, le centre de la vie nationale biélorusse. Les Biélorusses forment en effet la troisième nationalité après les Polonais majoritaires et les Juifs. Les poètes et les écrivains biélorusses les plus importants y publient alors leurs travaux. C'est dans la ville de Vilna également que paraît en 1906 le premier journal en langue biélorusse « Naša Niva ».

En 1896, un homme d'affaires juif, Mattityahu Strashun, lègue ses collections de livres à la communauté juive, créant ainsi la plus grande bibliothèque juive en Europe1. Les Juifs constituent à la fin du XIXe siècle la première communauté ethnique de la ville, représentant près de la moitié de la population.

C'est dans les cercles révolutionnaires juifs de Vilnius, animés d'abord par Aaron Samuel Liberman dans les années 1870, puis par Arkadi Kremer, que naquit le mouvement socialiste juif, avec la création du Bund en 1897.

Première Guerre mondiale et Entre-deux-guerres, Wilno polonaisemodifier | modifier le code

Carte de la Lituanie en 1923.
Synagogue chorale de Vilnius (1903), la seule synagogue subsistante parmi 105
Vestige d'une époque disparue : la rue des Juifs à Vilnius en 2013

La ville est occupée par l'armée allemande de 1915 à décembre 1918, période durant laquelle elle est intégrée à la juridiction de l'Ober Ost, où elle est le siège des autorités d'un des Bezirke. C'est sous l'occupation allemande le 16 février 1918 qu'est signée à Vilna (nom russe de Vilnius) l'acte d'indépendance d'une nouvelle république lituanienne, que le pouvoir bolchevique voisin attire dans son orbite.

L'indépendance de la Lituanie ayant été signée sous l'occupation allemande, la ville connaît de graves troubles lorsque les Allemands l'évacuent le 31 décembre 1918 : du 1er janvier au 5 janvier 1919, elle est aux mains de forces armées polonaises (les Polonais constituent la moitié de la population de la ville). L'Armée rouge, soutenue par une partie des communautés lituanienne et juive, fait alors son entrée dans la ville dans la journée du 5 janvier 1919 et le gouvernement communiste de l'activiste lituanien Vincas Mickevičius-Kapsukas s'installe. Entre le 18 février et le 20 février 1919, la « république socialiste soviétique de Lituanie » se joint à la république socialiste soviétique de Biélorussie. La répression touche alors principalement les Polonais, classes possédantes, intelligentsia et clergé. Le 27 février suivant, les deux républiques soviétiques s'unissent — c'est la Litbel ou république socialiste soviétique lituano-biélorusse — et Vilnius est choisie comme capitale. Cependant à partir d'avril 1919 des émeutes secouent la ville, dont une partie de la population appuie la Pologne en guerre contre la Russie bolchévique. Le 19 avril, les troupes polonaises reprennent Vilnius (en polonais Wilno). La supposée collaboration de la communauté juive avec le bref pouvoir soviétique — en fait, la majorité de la communauté semble avoir adopté une prudente attitude d'attentisme mais il y eut aussi des coups de feu tirés sur les troupes polonaises2 — devient le prétexte, dans les jours qui suivent, à des exactions à l'encontre de la communauté juive. L'armée polonaise est chassée un an et trois mois plus tard par les bolcheviques, le 20 juillet 1920, appuyés par les Lituaniens et les Biélorusses. La Pologne reconnaît l'appartenance de la ville et de sa région à la Lituanie le 7 octobre 1920, mais, dès le lendemain, prétextant une mutinerie, le général Zeligowski, contre l'avis de Pilsudski, alors commandant en chef des forces polonaises, attaque le nouveau gouvernement bolchevique de Vilnius en pénétrant dans la ville qui tombe le lendemain. Il proclame une république de Lituanie centrale qui recouvre la région de Wilno (Vilnius), tandis que les intellectuels lituaniens quittent la nouvelle capitale pour Kaunas (Kovno), devenue, quant à elle, capitale de la Lituanie pour les dix-neuf années qui suivent.

La Pologne dirige en réalité l'éphémère république de Lituanie centrale, en s'appuyant sur le fait que la majorité de la population urbaine est de souche polonaise. Elle est finalement annexée le 20 février 1922, sur vote favorable de l'Assemblée (la Diète) de Wilno. Wilno retombe alors au rang de ville de province excentrée (nord-est de la Pologne). La minorité lituanienne n'a plus qu'une église en ville dont les sermons se font en langue lituanienne (Saint-Nicolas). Cependant la minorité biélorusse, quant à elle, reste active avec ses écoles, ses lycées et ses activités culturelles.

L'Université Étienne Bathory (Uniwersytet Stefana Batorego) est durant cette période une des grandes universités polonaises.

En ce qui concerne la vie culturelle et scientifique juive ashkénaze de l'Est de l'Europe centrale, Wilno (Vilna en yiddish) conserve toutefois son importance.

Seconde Guerre mondialemodifier | modifier le code

En septembre 1939, après l'invasion de la Pologne à l'ouest par les forces allemandes, l'Armée rouge, en application du protocle secret annexé au pacte de non-agression germano-soviétique, occupa l'est de la Pologne qui comprenait des territoires lituanien et biélorusse. Prise le 19 septembre, Wilno/Vilnius fit partie pendant quelques semaines de la République socialiste soviétique de Biélorussie puis, en octobre, fut cédée formellement à la Lituanie.

Cette dernière fut occupée par l'Armée rouge le 15 juin 1940 puis annexée à l'URSS, le 3 août 1940. Vilnius retrouva alors son statut, en devenant capitale de la République socialiste soviétique de Lituanie. Il n'y avait alors que 2 % de Lituaniens, le reste étant dans l'ordre de souche polonaise, puis juive et enfin biélorusse.

En juin 1941, Vilna comptait 200 à 220 000 habitants dont 40 % de Juifs, 30 % de Polonais et 25 % de Lituaniens3. Quand, à l'été 1941, les forces armées allemandes entrèrent en Lituanie, la fin de l'histoire juive à Vilnius était proche. L'occupation allemande, commencée le 23 juin 1941, prit fin le 13 juillet 1944. Dans la vieille ville, le ghetto de Vilnius fut séparé en deux. La liquidation du plus petit dura jusqu'en octobre 1941 et vit plusieurs dizaines de milliers de Juifs être fusillés dans la forêt de Poneriai (à environ 10 km à l'ouest de la vieille ville). Le deuxième ghetto exista jusqu'en 1943 et dans son cas aussi différentes « actions » eurent pour conséquence le massacre de la population juive. Les Juifs restants furent déportés dans des camps de concentration pour y être assassinés.

Il existe aussi un petit cimetière des prisonniers soviétiques de Vilnius aux abords de la ville, rappelant la mort dans les environs de Vilnius de 4 500 prisonniers de guerre soviétiques exécutés ou morts en camp, dont une partie d'origine biélorusse et lituanienne.

L'armée allemande fut définitivement chassée de Vilnius par les forces soviétiques du troisième front biélorusse, le 13 juillet 1944. Elles étaient commandées par le général Tcherniakhovski qui disposait de 200 000 hommes.

République socialiste soviétique de Lituaniemodifier | modifier le code

Après la Seconde Guerre mondiale, le pays fut de nouveau annexé par l'URSS. Vilnius redevint capitale de la République socialiste soviétique de Lituanie. La population polonaise fut expulsée et de nombreux survivants de la ville furent déportés en Sibérie au début de la deuxième occupation soviétique. La croissance de sa population reprit seulement à partir des années 1960. Le 11 mars 1990, le Conseil Suprême de la République socialiste de Lituanie déclara son intention de restaurer l’indépendance du pays. À la suite de cette déclaration, le 9 janvier 1991 les autorités soviétiques envoyèrent des troupes armées à Vilnius. Le 13 janvier suivant, ces troupes attaquèrent les bâtiments de la radio et de la télévision publiques, tuant 15 personnes et en faisant des centaines de blessés.

Indépendance et république de Lituaniemodifier | modifier le code

La Lituanie retrouva son indépendance en août 1991 à la suite de l'effondrement de l'URSS. Depuis lors, en l'espace de dix ans, Vilnius, ville marquée par le style soviétique, est devenue une ville occidentale et cosmopolite. Dans la vieille ville et le centre, un aménagement dans le cadre du projet Gediminas a en effet jeté, aux alentours des années 2000, sur les rives de la Neris, les bases d'un quartier moderne de commerces et de bureaux, grâce auquel Vilnius veut ne plus être un point d'attraction pour les seuls touristes. Jusqu'ici le développement n'a plus ou moins concerné que des terrains en jachère, mais dans un avenir prévisible il se fera au détriment des vieux quartiers de maisons en bois qui jouxtent la ville au nord.réf. souhaitée]

Populationmodifier | modifier le code

La vieille ville. Au loin, les quartiers neufs.

Au recensement de 1875 la ville comptait 82 688 habitants, dont 37 909 Juifs (près de 46 % de la population, et ainsi le groupe de population le plus important).

En 1902, il y avait dans la ville environ 80 000 Juifs, sur un total de 162 633 habitants (environ 49 %).

Selon Didier Chauvet, en juin 1941, Vilna comptait 200 à 220 000 habitants dont 40 % de Juifs, 30 % de Polonais et 25 % de Lituaniens3. On trouvait également une forte minorité de Biélorusses. La Seconde Guerre mondiale a provoqué un changement complet de la population. Des quelque 80 000 juifs d'avant 1939 ne demeuraient que quelques milliers de survivants de l'Holocauste en 1945 et peu d'ailleurs sont restés. La plus grande partie de la population polonaise a été expulsée vers l'Ouest de la Pologne ; dans la région de Vilnius, en revanche, vivent encore aujourd'hui un très grand nombre de Polonais.

Pour les remplacer sont arrivés dans la ville des Lituaniens en provenance des régions rurales, ainsi que des Russes dont on avait besoin pour (re)construire la capitale de la République socialiste soviétique de Lituanie. On implanta une administration, des instituts et, surtout, de grandes entreprises industrielles. Vilnius est donc devenue lituanienne (du point de vue de la population) après la Seconde Guerre mondiale.

La ville a connu une telle croissance de sa population qu'en 2001 elle comptait 542 287 habitants. Les Lituaniens représentaient 57,8 %, les Polonais 18,7 %, les Russes 14 %, les Biélorusses 4 %, les autres nationalités se partageant les 5,5 % restants.

Environ 0,5 % de la population actuelle est juive.

Administrationmodifier | modifier le code

La municipalité de Vilnius-ville est divisée en 21 seniūnijos (sorte de district) :

Carte des seniūnijos de Vilnius. Les numéros correspondent à la liste ci-contre.
  1. Verkiai
  2. Antakalnis
  3. Pašilaičiai
  4. Fabijoniškės
  5. Pilaitė
  6. Justiniškės
  7. Viršuliškės
  8. Šeškinė
  9. Šnipiškės
  10. Žirmūnai
  11. Karoliniškės
  12. Žvėrynas
  13. Grigiškės
  14. Lazdynai
  15. Vilkpėdė
  16. Naujamiestis
  17. Senamiestis (vieille ville) — inclus Užupis
  18. Naujoji Vilnia
  19. Paneriai
  20. Naujininkai - inclus l'aéroport international de Vilnius
  21. Rasos
Vue panoramique

Climatmodifier | modifier le code

Vilnius bénéficie d'un climat semi-continental. Les hivers sont moins rigoureux qu'en Russie centrale et les étés un peu plus frais. La neige recouvre le sol en moyenne 102 jours par an. L'été est la saison la plus arrosée.

  • Température record la plus froide: -37,2 °C (janvier 1940)
  • Température record la plus chaude: 35,4 °C (jul 1959)
  • Nombre moyen de jours avec de la neige dans l'année: 86
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'année: 162
  • Nombre moyen de jours avec de l'orage dans l'année: 23
  • Nombre moyen de jours avec tempête de neige dans l'année: 16
Relevé météorologique de Vilnius
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -7,2 -6,8 -3 1,1 6,7 8,9 10,4 11,4 6,5 2,6 -1,9 -4,4 2
Température moyenne (°C) -5 -4,3 -0,3 5,7 12,6 15,3 16,7 16,3 11,3 6,1 0,9 -2,5 6,1
Température maximale moyenne (°C) -2 -0,7 4,2 10,2 17,5 19,2 20,3 21,2 15,3 9,2 3,1 0,5 9,8
Précipitations (mm) 41 30 38 49 44 76 92 66 69 55 49 55 664
Source : Le climat à Vilnius (en °C et mm, moyennes mensuelles) Pogoda.ru.net


Curiositésmodifier | modifier le code

Centre historique de Vilnius *
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Vilnius Ostrobramska.jpg
Pays Lituanie Lituanie
Type Culturel
Critères (ii)(iv)
Numéro
d’identification
541
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1994 (18e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
Vilnius (2011)

Les symboles de la ville sont les ruines du château de Gediminas, datant des XIVe et XVe siècles, sur la colline du même nom, et à leurs pieds la cathédrale catholique de Saint-Stanislas de style classique dont le clocher se dresse un peu à l'écart.

En partant de la colline du château dans les directions ouest et sud, le réseau routier de la vieille ville de Vilnius dessine une structure en éventail. La vieille ville, qui s'étire vers le haut sur les pentes de la rive gauche de la Neris, couvre une superficie de 360 ha et compte parmi les villes les plus grandes et les mieux conservées d'Europe. Depuis 1994, elle fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Beaucoup de styles architecturaux y ont laissé leurs traces, surtout le baroque, mais aussi les styles gothique et Renaissance. Remarquables sont l'église Sainte-Anne (Šv. Onos), un bâtiment gothique en briques, avec l'église des Bernardins, elle aussi gothique, et les bâtiments baroques de l'université avec l'église Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Jean-l'Évangéliste (Šv. Jono).

On connaît bien également l'église baroque Saint-Casimir (Šv. Kazimiero), consacrée au saint national, et la Porte de l'Aurore (Aušros vartai), lieu de pèlerinage marial important dans l'histoire de la Pologne et de la Lituanie. L'ancien hôtel de ville enfin a été, comme la cathédrale, bâti en style classique. Une des rares églises anciennes en dehors de la vieille ville est celle fondée par le Grand Hetman de Lituanie Michał Kazimierz Pac, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (Šv. Petro ir Povilo), chef d’œuvre du baroque. Cette église, comme également l'icône de la Vierge miraculeuse de la « Porte de l'Aurore », est un lieu de pèlerinage important, surtout pour les catholiques polonais. Sur les 105 synagogues que l'on trouvait jadis à Vilnius, une seule, la synagogue chorale, subsiste. Intéressant également est, au-dessus de la vieille ville, le cimetière Rasų, où sont enterrées bon nombre de personnalités lituaniennes et polonaises (Józef Piłsudski), ainsi que le marché central de la rive nord de la Neris.

Évoquant le romantisme et la petite ville, le quartier Užupis (en français: derrière le fleuve) s'étend sur la rive droite de la rivière Vilnele. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, ce coin ignoré et à l'abandon est devenu un quartier des artistes (près de l'Académie des Beaux-Arts « Dailės akademija »), et c'est désormais une adresse élégante. Vilnius est dans son ensemble une ville qui possède un certain aspect de métropole mais avec beaucoup de verdure qui va jusqu'au centre.

Vilnius est la seule capitale des trois états baltes d'avoir une devise officielle : Unitas, Justitia, Spes (latin : Unité, Justice, Espérance).

Environs de Vilniusmodifier | modifier le code

Une curiosité récente est la tour de télévision, de 326 m de haut avec une plate-forme panoramique haute de 190 m.

À environ 30 km à l'ouest de Vilnius, Trakai, la capitale médiévale de la Lituanie, avec sa Wasserburg reconstruite.

Au nord de Vilnius, dans le village de Purnuškės, se trouve le parc de l'Europe. C'est là que se trouverait le centre géographique de l'Europe (en lituanien Europos centras). Ce calcul, effectué par des scientifiques français en 1989, est au reste contesté car il faut tenir compte des îles. D'autres géodésistes placent ce point central en Ukraine, près de la frontière avec la Slovaquie ; en fait il n'existe pas de méthodologie incontestable pour déterminer un tel point.

Les universités et les établissements d'enseignement supérieurmodifier | modifier le code

Université de Vilniusmodifier | modifier le code

L'Université de Vilnius (Vilniaus universitetas, VU), fondée en 1579, est la plus ancienne université en Europe de l'Est et dans les pays baltes, (la plus ancienne université en Europe centrale est l'université Charles de Prague).

Université européenne des sciences humainesmodifier | modifier le code

En juin 2005, l'Université européenne des sciences humaines de Biélorussie (qui avait été fermée en 2004 pour des raisons politiques) s'est réfugiée à Vilnius où elle se considère comme provisoirement en exil. C'est une université privée qui propose des études sur l'Europe, les langues et les sciences politiques.

Par ailleurs, il existe encore à Vilnius l'Université technique Gediminas, l'université Mykolas-Romer, l'université pédagogique et l'Académie des Beaux-Arts.

Muséesmodifier | modifier le code

En juin 2008, le gouvernement lituanien a officiellement approuvé le projet de création d'un musée à Vilnius en collaboration avec la Fondation Solomon R. Guggenheim et le Musée de l'Ermitage. Le bâtiment sera construit sur les plans de l'architecte Zaha Hadid. Son ouverture est programmée pour 20134.

Transportmodifier | modifier le code

Gare de Vilnius
Article détaillé : Métro de Vilnius.

La capitale lituanienne est mal desservie du fait qu'elle est toute proche des frontières extérieures de l'Union européenne avec la Biélorussie ; c'est une sorte de cul-de sac car, à l'époque moderne, elle n'a pas toujours été capitale. De plus, les trains qui relient la Russie à l'enclave de Kaliningrad en passant par la Biélorussie (voir ci-dessous) ne permettent ni de monter ni de descendre à Vilnius, alors qu'ils passent par la gare. Les flux de marchandises et de voyageurs les plus importants allant des Pays Baltes au reste de l'U.E passent donc par Kaunas, plus centrale. C'est aussi de là aussi qu'une route mène à Vilnius, distante de 100 kilomètres.

Jumelagesmodifier | modifier le code

Hôtel de ville de Vilnius

La ville de Vilnius est jumelées avec 14 villes5 :

Des accords de coopération ont été signés avec 16 autres villes :

Gravure, Vilnius au XVIIe siècle

Personnalités natives de la villemodifier | modifier le code

Voir la catégorie : Naissance à Vilnius.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. (en) Note sur Mattathias Staschun
  2. Cf. Ben-Cion Pinchuk, Shtetl Jews under Soviet rule, qui évoque en introduction ces événements de 1919 avant d'étudier la période 1939-1941.
  3. a et b Didier Chauvet, Le nazisme et les juifs : Caractères, méthodes et étapes de la politique nazie d'exclusion et d'extermination, L'Harmattan,‎ 2011 (ISBN 978-2-296-56130-4), p. 170
  4. Le Monde, édition du 15-16 juin 2008
  5. Relations Internationales de Vilnius

Sourcesmodifier | modifier le code

Annexesmodifier | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

  • O. Niglio, Restauri in Lituania. Vilnius Capitale della Cultura Europea 2009, in Web Journal on Cultural Patrimony, 1, 2006. Vilnius capitale de la culture européenne, 2009 [PDF]
  • La naissance de Vilna in Lietuva légendes historiques de Lituanie racontées et illustrées par Geneviève Carion-Mahwitz - Fédérop - 1988

Liens externesmodifier | modifier le code








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