Wikipédia:Sélection/Bande dessinée

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André Franquin

André Franquin, né le à Etterbeek (Belgique) et mort le à Saint-Laurent-du-Var (France), est un auteur belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Spirou et Fantasio, Gaston, Modeste et Pompon et les Idées noires ; il est le créateur du Marsupilami, animal imaginaire.

Formé par Jijé en compagnie de Morris et Will, Franquin débute dans la bande dessinée en 1946, en reprenant dans le journal Spirou la série vedette Spirou et Fantasio, que son mentor vient alors d'abandonner. Franquin va construire l'univers de la série en inventant des personnages comme le comte de Champignac, Zorglub et surtout le Marsupilami. Brouillé avec Charles Dupuis en 1955, il rejoint le Journal de Tintin et crée la série Modeste et Pompon, avant de revenir dans le giron des éditions Dupuis.

À la fin des années 1950, il crée, en compagnie d'Yvan Delporte, le personnage de Gaston Lagaffe pour animer le journal Spirou, avant d'en faire une série à part entière. À la même époque, accablé par le travail, Franquin crée son atelier et y réunit de jeunes auteurs dont les plus fameux sont Greg, Roba et Jidéhem. Malade, puis en dépression dans les années 1960, il abandonne la série Spirou et Fantasio pour se consacrer entièrement à Gaston et pour écrire le scénario de la série Isabelle. À la fin des années 1970, Franquin est un des instigateurs de l'éphémère Trombone illustré, où il crée la série Idées noires, qui, par la suite, est publiée dans Fluide glacial. André Franquin meurt en 1997 des suites d'un infarctus

Les Aventures d'Attila

Derib, le dessinateur de la série, en 2011.

Les Aventures d'Attila aussi intitulée Attila est une série de bandes dessinées franco-belge d'aventure humoristique animalière créée en 1967 par le scénariste belge Maurice Rosy et le dessinateur suisse Derib dans le no 1531 du journal Spirou. À partir de 1968, Maurice Kornblum va co-écrire avec Rosy les scénarios de la série. Le dessin sera repris en 1987 par Didgé pour une ultime histoire.

La série met en scène le chien Attila, espion de l'armée suisse, dont les facultés mentales ont été augmentées, avec l'acquisition notamment de la parole, jusqu'à en devenir son meilleur élément. Il est accompagné par son maître Ernest Bourrillon, un ancien fourrier. À partir de l'album no 2, il adopte un jeune garçon nommé Odée, puis à partir de l'album suivant, ils sont aidés par un autre chien espion connu sous le nom de Z14, créé par le professeur Comant.

Publiée dans Spirou de 1967 à 1973, puis en 1987, cette histoire est éditée parallèlement en album souple par Dupuis à partir de 1969. Cette même maison d'édition publie quatre albums jusqu'en 1974, puis une intégrale en 2010. Cette même année, La Vache qui médite publie la cinquième histoire, jusque-là inédite, sous forme d'album.

Originellement basée sur l'humour que produit le décalage du chien à la fois espion et animal comme un autre, la série déviera vers l'univers de la science-fiction. Cette intrusion va marquer un désaccord entre le duo de scénaristes Maurice Rosy-Maurice Kornblum et le dessinateur Derib qui va mettre fin prématurément à la série, pourtant promise par les amateurs de bande dessinée à devenir un grand classique.

Benoît Brisefer

Benoît Brisefer est une série de bande dessinée franco-belge créée en 1960 par Peyo dans le no 1183 du journal Spirou. Peyo va être épaulé par plusieurs collaborateurs, aussi bien pour les dessins que pour le scénario, dont le plus fameux est François Walthéry, qui signera le graphisme de plusieurs histoires. En 1993, la série est relancée, avec Pascal Garray au dessin et Thierry Culliford au scénario.

Neuf histoires sont publiées dans Spirou dans les années 1960 et 1970, dont la plupart sont reprises dans les sept albums parus aux éditions Dupuis. Après une longue interruption de la série, due notamment au succès des Schtroumpfs, qui accaparent Peyo, elle est relancée par ses enfants après la mort de celui-ci en 1992 : six albums sont publiés jusqu'en 2004 aux éditions du Lombard.

La série met en scène un jeune garçon nommé Benoît Brisefer, vivant à Vivejoie-La-Grande, qui a la particularité de posséder une force surhumaine, qu'il perd néanmoins quand il s'enrhume. Avec son ami le chauffeur de taxi Jules Dussiflard, qui ignore tout de sa force, il vit des aventures policières, fantastiques, ou encore d'espionnage, mais toujours teintées de poésie.

César et Ernestine

César, ou César et Ernestine est une série de bande dessinée humoristique belge de l'auteur Maurice Tillieux.

Elle met en scène un dessinateur de bande dessinée du nom de César affrontant les problèmes du quotidien ainsi qu'Ernestine, la fille de son voisin dont il est amené à s'occuper. Il doit en outre supporter sa femme de ménage, Églantine, et son voisin l'agent de police Petitcarné.

La série, d'abord publiée dans le journal Spirou entre 1957 et 1959, est ensuite transférée dans le journal Le Moustique entre 1959 et 1966, avant que les gags parus dans Le Moustique soient publiés à nouveau dans Spirou et son édition néerlandophone Robbedoes de 1969 à 1973. La série est en parallèle publiée dans quatre albums brochés, puis rééditée en intégrale dans les années 1980 et 90, ainsi qu'en novembre 2011.

Le Chinois à deux roues

Le Chinois à deux roues est la treizième histoire de la série de bande dessinée franco-belge, Gil Jourdan de Maurice Tillieux. Elle est publiée pour la première fois du no 1459 au no 1486 du journal Spirou, puis sous forme d'album en 1967 dont elle est le dixième de la série. Elle voit le trio composé de Gil Jourdan, Libellule et Crouton tenter de démasquer un gang de trafiquants de scooter en Chine, pour le compte d'un grossiste qui en possède le monopole et qu'on surnomme « Le Chinois à deux roues ».

Elle possède une atmosphère particulière puisqu'il pleut d'un bout à l'autre de l'histoire au point que la pluie devient un moyen pour l'auteur, avec les montagnes rocheuses, de dessiner la Chine. L'histoire se déroule presque exclusivement sur la route, au point d'être le premier road movie de la bande dessinée franco-belge moderne. Elle va aussi marquer un changement dans la série Gil Jourdan puisque à partir de cette histoire les jeux de mots, très présent jusque-là, vont pratiquement disparaître de la narration.

Yvan Delporte

Yvan Delporte, né le à Saint-Gilles (Belgique) et mort le à Bruxelles (Belgique), est un scénariste belge francophone de bande dessinée et le rédacteur en chef du journal Spirou de 1956 à 1968 durant l'âge d'or de l'hebdomadaire.

Il entre chez Dupuis en 1945 comme homme à tout faire puis il grimpe les échelons jusqu'à être propulsé officieusement à la tête de la rédaction du journal Spirou en 1956 où il fait profiter le périodique de sa fantaisie grâce à de nombreuses animations et des numéros spéciaux. Il forme une équipe d'auteurs composée de grands noms comme André Franquin, Peyo, Morris, Maurice Tillieux ou encore Jean Roba. En 1968, il est licencié par sa direction officiellement pour un malentendu avec Peyo, officieusement pour sa gestion administrative, comptable et commerciale chaotique.

Il écrit aussi des scénarios pour plusieurs auteurs dont le plus fameux reste l'histoire Le Schtroumpfissime. C'est surtout après son départ de Spirou qu'il scénarise sérieusement plusieurs séries pour des auteurs comme René Follet ou Dino Attanasio. Il crée surtout, avec Raymond Macherot, la série Isabelle pour Will. Il anime ensuite cette série avec André Franquin jusqu'en 1994. En 1977, il crée dans Spirou un supplément qui se déclare indépendant, qu'il appelle Le Trombone illustré et qui réunit les auteurs les plus en vogue à l'époque. Malgré l'arrêt de l'expérience un an après, suite à plusieurs censures de l'éditeur, cette expérience marque toute une génération d'auteurs et de lecteurs.

Dans les années 1980, il participe à la création de la série animée Les Schtroumpfs du studio Hanna-Barbera Productions. De plus, il écrit de nouveau des scénarios notamment pour Frédéric Jannin, Jean Roba (avec l'histoire Boule et Bill globe-trotters) ou encore Carine De Brab. Il multiplie les activités avec la création d'un syndicat, le dessin animé Les Tifous et il participe à la création du journal Schtroumpf !. À la mort de Peyo, il reprend le scénario de Johan et Pirlouit pendant quelques épisodes. En 1995, il devient le chanteur d'un groupe de musique composé d'auteurs de bandes dessinées.

Dingo (Disney)

Dingo (en anglais Goofy Goof) est un personnage de fiction de l’univers de Mickey Mouse créé par la Walt Disney Company en 1932. Ce chien anthropomorphe est l’un des meilleurs amis de Mickey. Sa principale caractéristique est une grande maladresse ; Jack Hannah le qualifie de « Simplet » et l’archiviste Disney, Dave Smith parle de « stupidité associée à un bon fond ».

Après une carrière au côté de Mickey et Donald, il a été, dans les années 1940 à 1960, le héros de sa propre série ainsi que de la sous-série Comment faire… Le personnage est aussi connu pour ces rôles d’homme moyen ayant même un fils et ainsi pour les courts métrages où la population est constituée de déclinaisons du personnage. En 1979, on adjoint à Dingo un cousin, mis en avant par Disney dans des campagnes de promotions principalement liées au sport, et repris en bandes dessinées, Sport Goofy. En 1954, on lui a adjoint un neveu, Gilbert. Puis à partir des années 1990, Dingo devient (à nouveau) père dans une série télévisée, son fils se prénomme Max… Mais rien ne précise qui sont leurs mères respectives. Cette série des années 1990 a été prolongée par deux longs métrages.

Donald Duck

Étoile de Donald sur le Walk of Fame, à Hollywood.

Donald Duck est un personnage de fiction développé, entre autres, par l’animateur Dick Lundy en 1934 pour le compte des studios Disney. Sa première apparition au cinéma a lieu le sous la forme d’un canard en costume de marin, dans le film Une petite poule avisée (The Wise Little Hen).

Ce canard grincheux et colérique sert au début de sa carrière cinématographique de contrepoint au gentil Mickey Mouse. Il devient rapidement héros de sa propre série de dessins animés, avant de connaître une extension exponentielle de son univers grâce à la bande dessinée sous la plume de grands scénaristes-dessinateurs américains et italiens, tels que Carl Barks ou Don Rosa. L’importance du personnage lui-même s’efface un peu devant les nombreux autres personnages créés dans l’univers des canards de Disney, qu’ils soient proches comme son oncle Balthazar Picsou ou plus éloignés comme Myster Mask.

Eddy Paape

Eddy Paape, de son véritable nom Édouard Paape, né le à Grivegnée (Belgique) et mort le à Bruxelles (Belgique), est un dessinateur belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Jean Valhardi, Marc Dacier et Luc Orient.

Après des études à l'Institut Saint-Luc, il commence sa carrière artistique au studio de dessin animé, la Compagnie belge d'actualités. Après la fermeture du studio, il rejoint, en compagnie d'André Franquin, Morris et Will, l'équipe de Jijé qui va les initier à la bande dessinée. Le départ de son maître aux États-Unis, lui permet de récupérer le dessin de la série Jean Valhardi que Jijé assurait jusque-là dans le journal Spirou. Dans ce même journal il anime plusieurs fois l'Oncle Paul et les pages de jeux, avant de pouvoir dessiner à partir de 1958 sa propre série, Marc Dacier. Après une brouille avec son éditeur Dupuis dans les années 1960, il rejoint le journal Tintin où il a notamment animé la série de science-fiction Luc Orient, mais aussi d'autres séries plus courtes comme Tommy Banco ou Udolfo. Après l'arrêt de Luc Orient en 1984, il dessine des séries qui se limiteront à un ou trois albums comme Carol Détective, Les Jardins de la peur ou Johnny Congo.

Fun Home

Fun Home (sous-titré « Une tragicomédie familiale », en anglais Fun Home: A Family Tragicomic), est une bande dessinée autobiographique d'Alison Bechdel, parue en 2006.

L'auteur y raconte son enfance dans les régions rurales de Pennsylvanie aux États-Unis, en mettant l'accent sur sa relation complexe avec son père. Le livre aborde des thèmes très différents comme l'orientation sexuelle, les rôles des deux sexes, le suicide, les conflits familiaux ainsi que la prise des responsabilités et la compréhension de soi-même. L'écriture et l'illustration de Fun Home a pris sept ans, en partie à cause de la démarche artistique laborieuse qu'a réalisée Alison Bechdel pour ses dessins. L'auteur se photographiait en effet dans plusieurs postures différentes, ce qui demandait beaucoup de temps.

Fun Home est à la fois un succès public et critique, il a d'ailleurs été publié deux semaines durant sur le The New York Times Book Review. Dans la revue du New York Times, Sean Wilsey a qualifié le travail de l'auteur comme « remarquable, puisqu'elle a réussi à associer deux genres totalement différents (la bande dessinée et l'autobiographie) et les a amenés dans de nouvelles directions. » Plusieurs journaux ont défini Fun Home comme l'un des meilleurs livres de l'année 2006, il a même été inclus dans la liste des meilleurs livres des années 2000. Le livre a également été nommé pour plusieurs prix : celui du National Book Critics Award et pour trois Eisner Awards. Une traduction française de Fun Home a été réalisée et publiée en feuilleton dans le quotidien Libération. Le livre a fait partie de la sélection officielle du Festival d'Angoulême et a également fait l'objet d'une conférence universitaire en France...

Gaston (bande dessinée)

Gaston est une série de bande dessinée franco-belge humoristique créée en par André Franquin. La série met en scène un employé de bureau nommé Gaston Lagaffe, chargé de trier le courrier, travaillant au journal Spirou, grand fainéant et commettant chaque semaine de nombreuses gaffes.

Son supérieur sera d’abord Fantasio qui disparaîtra de la série quand Franquin arrêtera de dessiner les aventures de Spirou et Fantasio. Il sera remplacé par Prunelle jusqu’à la fin de la série. Parmi les gags récurrents, il y a le Gaffophone, les contrats non signés avec M. De Mesmaeker, les appeaux ou encore la chimie amusante. Bricoleur et inventeur, Gaston fabrique de nombreuses inventions qui échouent la plupart du temps suite à une gaffe.

La série est d’abord publiée chaque semaine dans le journal Spirou, puis éditée en albums chez Dupuis jusqu’en 1992. Depuis lors, elle est publiée par Marsu Productions, maison monégasque d’édition de bandes dessinées. L’ordre de publication, chronologiquement illogique, de la série originale des albums (0, 2, 3, 4, 1, 5, 6, 7, 8, R1, 9, R2, 10, R3, 11, R4, 12, 13, 14, R0, R5, 15) est dû à la non-réédition des premiers albums de la série sortis au format à l’italienne. Cette décision amènera la série à ne pas avoir de no 5 (au format standard) pendant 20 ans ; ce sera là l’origine de la légende de l’album fantôme. En 1997, les planches ont été triées chronologiquement et publiées dans 18 albums (plus un 19e sorti plus tard et inédit dans l’édition originale), constituant ainsi l’édition définitive.

Gil Jourdan

Gil Jourdan est une série de bande dessinée franco-belge policière créée par Maurice Tillieux le 20 septembre 1956 dans le no 962 du journal Spirou. La série est une reprise de Félix, autre série que Tillieux a du abandonner en changeant d'éditeur ; ainsi, certaines histoires de Félix ont été adaptées ou redessinées pour en faire des histoires de Gil Jourdan. Pour les dessins, Tillieux est aidé par Jean-Marie Brouyère et Bob de Groot pour les albums no 11 et no 12. À partir de l'album no 13, le dessin est repris par Gos, Tillieux en assurant toujours le scénario.

La série met en scène Gilbert Jourdan, jeune licencié de droit, qui dirige un cabinet de détective privé. Ses collaborateurs sont Libellule, ex-bandit dont Jourdan a lui-même organisé l'évasion, et une jeune assistante, Queue-de-Cerise. Il est aussi aidé par l'inspecteur Crouton, de la Police judiciaire de Paris. Leurs enquêtes les emmènent aux quatre coins de France et du monde. Elles sont parfois teintées de fantastique ou de science-fiction.

La série a marqué par la qualité de son scénario, sa mise en scène cinématographique et l'atmosphère qui s'en dégage, ainsi que par les très nombreux accidents de la route présents et montrés souvent de manière réaliste, contrairement aux bandes dessinées de l'époque. C'est aussi une des rares bandes dessinées pour la jeunesse où l'argent et la réussite sociale sont des moteurs de l'action.

Gil Jourdan est publié dans le journal Spirou du no 962 du 20 septembre 1956 au no 2131 du 15 février 1979, puis dans le Super Tintin no 1 spécial policier en 1978. Elle est dans le même temps publiée en seize albums (brochés jusqu'en 1985) aux éditions Dupuis puis republiée, entre 1985 et 1987, en six albums « intégrales » appelés Tout Gil Jourdan. À partir de 2009, une intégrale de la série sort aux éditions Dupuis.

Gundam

Photographie de Yoshiyuki Tomino en 2008

Mobile Suit Gundam (機動戦士ガンダム, Kidō senshi Gandamu?), ou plus simplement Gundam (ガンダム?), est une franchise d’animation japonaise créée par Yoshiyuki Tomino et Hajime Yatate pour le studio Sunrise en 1979. Appartenant au genre mecha, elle présente divers éléments classiques de la science-fiction — guerres spatiales, univers scientifiquement avancé — mais innove par sa volonté de réalisme, aussi bien à travers la narration qu’à travers les éléments technologiques. Les robots géants, essence du genre mecha, y sont donc pour la première fois ramenés au rang de simples armes de masse au Japon. Cette idée novatrice, qui reflète alors l’ouverture du public traditionnel des séries animées aux adultes, donne naissance à un sous-genre de la science-fiction japonaise nommé « real robot ».

Après des débuts difficiles, Gundam connaît le succès au début des années 1980 et ne le quittera plus jusqu’à nos jours ; ainsi, une trentaine de séries, d’OVA et de films sont réalisés pour la franchise, ainsi que des dizaines de mangas, de romans, de jeux vidéo et même de parodies via SD Gundam. Si les productions audiovisuelles constituent le cœur de la saga, Gundam repose en fait sur le second pilier que représentent les produits dérivés, et notamment les maquettes de robots (nommées Gunpla). Économiquement parlant, la franchise est la licence la plus rentable de la multinationale Namco Bandai, générant de nos jours environ 50 milliards de yens annuels. La plupart des critiques se portent d'ailleurs sur cette perception d'exigence économique qui prendrait le pas sur la créativité.

Mais le succès est avant tout culturel : pratiquement inconnu en francophonie, Gundam est pourtant un profond phénomène de société au Japon. La plupart des spécialistes académiques du sujet définissent clairement son impact comme majeur sur l’animation et la culture populaire japonaise, comparant régulièrement la franchise avec Star Wars en Occident. Cela se manifeste par une présence tangible dans la vie quotidienne de l’Archipel, que ce soit à travers les publicités, les magasins, les expositions d'art ou encore la construction d'une statue de dix-huit mètres près de Tōkyō. On ne peut toutefois pas parler d’hégémonie dans la mesure où la saga s’est peu exportée et a souvent été concurrencée par des séries comme Macross ou Evangelion.

Halo Graphic Novel

Vue d'artiste d'une orbitale semblable à la structure extraterrestre nommée Halo. Les histoires racontées dans Halo Graphic Novel sont des aperçus de l'univers d'Halo.

Halo Graphic Novel, en abrégé HGN, est le premier roman graphique adapté de la série de jeux vidéo de science-fiction Halo. Il a été publié par Marvel Comics, en collaboration avec Bungie Studios. La série Halo a commencé avec le jeu vidéo Halo: Combat Evolved et raconte l'histoire du futur de l'humanité. Les humains doivent lutter contre l'Alliance Covenante, une puissante coalition de races extra-terrestres. Le jeu a été récompensé et son succès a engendré plusieurs livres ainsi que des suites en jeux vidéo. Le roman graphique est le premier pas de la série dans l'art séquentiel. Il présente des aspects de l'univers de fiction d'Halo qui jusque-là n'avaient pas été abordés dans d'autres médias.

HGN est réalisé par un collectif de différents auteurs et artistes issus des industries du jeu vidéo et de la bande dessinée. Il se divise en quatre histoires : « Le dernier voyage de l'Infinite Succor », « Test d'armure », « La quarantaine » et « Les derniers jours de New Mombasa ». Ces récits évoquent sur différents aspects de l'univers d'Halo et sont parallèles à l'intrigue principale du jeu. Ils se déroulent entre le début de Halo: Combat Evolved et la fin de Halo 2. Hormis les récits, le livre contient des artworks provenant de Bungie, Marvel et de sources indépendantes. La couverture a été réalisée par Phil Hale. La traduction et la revente en France ont été assurées par Panini Comics.

Paru le aux États-Unis, Halo Graphic Novel a été bien accueilli. Les critiques ont noté la cohésion de l'ensemble des travaux, ainsi que la diversité artistique de chaque histoire. En raison du succès de ce roman graphique, Marvel a annoncé une suite, qui a pris la forme d'une série limitée de bandes dessinées intitulée Halo: Uprising.

Hayao Miyazaki

Hayao Miyazaki.

Hayao Miyazaki (駿 宮崎, Miyazaki Hayao?), né le à Tôkyô, est un réalisateur japonais d’anime et cofondateur du Studio Ghibli.

Presque inconnu en Occident en dehors des cercles d’amateurs d’anime et de manga jusqu’à la sortie internationale de Princesse Mononoké en 1999, ses films rencontrent aujourd’hui un grand succès partout dans le monde et surtout au Japon où certains ont battu des records d’affluence.

Il explore souvent les mêmes thèmes centraux, la relation de l’humanité avec la nature, l’écologie et la technologie, ainsi que la difficulté de rester pacifiste dans un monde en guerre. Les protagonistes de ses films sont le plus souvent de jeunes filles ou femmes fortes et indépendantes, et les « méchants » ont des qualités positives qui les rendent moralement ambigus.

Ses œuvres sont tout aussi accessibles aux enfants qu’aux adultes. Au Japon, il est considéré comme l’égal d’Osamu Tezuka, et en Occident on le compare souvent avec Walt Disney. Toutefois, Miyazaki reste modeste et explique le succès de son entreprise par la chance qu’il a eu de pouvoir exploiter pleinement sa créativité.

Il reçoit les honneurs du magazine Time en 2006 qui le place comme l’une des personnalités asiatiques les plus influentes des 60 dernières années.

Hergé

Hergé, de son vrai nom Georges Prosper Remi (né le à Etterbeek et mort le à Woluwe-Saint-Lambert, Belgique), est un auteur belge de bande dessinée francophone, principalement connu pour Les Aventures de Tintin.

D’abord dessinateur amateur d’une revue scoute, il signe ses planches du pseudonyme « Hergé » à partir de 1924. Quelques mois plus tard, il entre au quotidien de droite Le Vingtième Siècle, dont il devient rapidement l’homme providentiel grâce aux Aventures de Tintin qu’il lance à partir du dans le supplément Le Petit Vingtième. Importateur de la bande dessinée américaine à bulles, il est souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne ».

Durant les années 1930, Hergé diversifie son activité artistique (illustrations de journaux, de romans, de cartes et de publicités), tout en poursuivant la bande dessinée. Il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930), Popol et Virginie au pays des Lapinos (1934) et enfin Jo, Zette et Jocko (1935). En 1934, il fait la rencontre de Tchang Tchong-Jen, jeune étudiant chinois qui bouleverse sa pensée et son dessin. Après la Seconde Guerre mondiale, le personnage de Tintin lui confère une renommée européenne, puis internationale. En parallèle, il doit rendre compte de son activité de collaboration avec l’ennemi et de dessins jugés parfois racistes, ce qui entache sérieusement sa réputation…

Histoire de la bande dessinée américaine

dessin du superhéros The Flame

L'histoire de la bande dessinée américaine commence en 1842 avec la traduction d'une œuvre de Rodolphe Töpffer : The Adventures of Obadiah Oldbuck. Des artistes locaux s'emparent par la suite de ce nouveau média et créent les premières bandes dessinées américaines. Cependant, c'est le développement de la presse quotidienne qui permet à celle-ci de toucher un lectorat important avec les comic strips. Les premières années sont celles de la mise en place de codes canoniques de la bande dessinée (personnage récurrent, phylactères, etc.) et des premiers genres (family strips, récits d'aventures). Des personnages acquièrent une célébrité nationale et font l'objet d'adaptation trans-médiatiques tandis que les journaux se livrent un combat féroce pour avoir les auteurs les plus populaires.

La seconde évolution majeure est celle du comic book, en 1934, qui permet la diffusion de bande dessinée (d'abord des rééditions de comic strips) dans des supports dédiés. En 1938, lorsque Superman apparaît dans un de ces comic books, commence ce qui est appelé communément l'« âge d'or des comics ». Durant les années de guerre, les super-héros et l'animalier sont les genre les plus populaires. Suite au déclin des super-héros, de nouveaux genres se développent (western, romance, science-fiction, etc.) et touchent un lectorat toujours plus important. Au début des années 1950, avec l'émergence de la télévision, la vente de comic books commence à décliner. Parallèlement, ils subissent de nombreuses attaques quant à leur prétendue nocivité pour la jeunesse. L'instauration de la Comics Code Authority fait disparaître les séries policières et d'horreur incriminées. Les comic strips ne sont pas touchés par ces attaques, de même que les magazines.

En 1956 commence l'« âge d'argent des comics » avec la remise au goût du jour des super-héros Flash, Green Lantern par DC Comics. Si Dell Comics et ses bandes dessinées pour enfants reste la première maison d'édition de comic books, les genres autres que celui des super-héros commencent à décliner et de nombreux éditeurs ferment. Des super-héros très populaires, essentiellement créés par Stan Lee et Jack Kirby, apparaissent chez Marvel Comics. Celui-ci devient le premier éditeur de bande dessinée et le reste lors de la période suivante nommée l'« âge de bronze » (du début des années 1970 à 1985) pendant laquelle les histoires deviennent moins manichéennes alors que le comic book de super-héros assoit son hégémonie...

Jack Kirby

Jack Kirby au San Diego Comic Con en 1982.

Jack Kirby, de son vrai nom Jacob Kurtzberg, né le à New York (États-Unis), mort le à Thousand Oaks en Californie (États-Unis), et surnommé the King of Comics (le Roi de la Bande Dessinée), est un des artistes les plus influents, célèbres et prolifiques de la bande dessinée américaine. Il est à l'origine de nombreuses séries qui marquèrent l'histoire des comics américains. En 1940, il crée, avec Joe Simon, Captain America ; en 1947, toujours avec Joe Simon, il invente le genre des comics de romance ; dans les années 1960, avec Stan Lee, il crée de nombreux super-héros qui font la renommée de l'éditeur Marvel Comics, notamment : les Quatre Fantastiques, l'incroyable Hulk, le puissant Thor, les Vengeurs, les X-Men ; enfin, dans les années 1970, pour DC Comics, il entreprend son œuvre la plus ambitieuse, constituée de quatre comics reliés pour former une seule saga, le Quatrième monde. Après cela, il poursuit une carrière moins marquée par la nouveauté, mais toujours fructueuse, pour Marvel ou pour des éditeurs indépendants.

Il marque ainsi le monde des comics en produisant des œuvres qui connaissent un réel succès populaire, toujours admirées par ses pairs. Cela est, du moins, vrai aux États-Unis, car, en France, l'accès à son œuvre fut longtemps plus difficile. En effet, la censure, au nom de la protection de la jeunesse, limita, autant qu'elle pouvait, la diffusion de ses séries.

Malgré cette reconnaissance, Jack Kirby connaît des déboires avec ses éditeurs, surtout Marvel, qui lui contestent des droits d'auteur ; ce conflit, qui s'était achevé du vivant de Jack Kirby, a, depuis, repris, car ses enfants réclament à Marvel le retour de copyrights pour des séries créées dans les années 1960, et la justice doit statuer sur le bien-fondé de cette demande. Mais, si son nom est toujours connu dans l'univers des comics, c'est essentiellement grâce à la force de son art, qui s'est parfaitement adapté au style épique des histoires de super-héros.

John Severin

Hulk

John Severin, né John Powers Severin le à Jersey City dans l'État du New Jersey et mort le à Denver, est un dessinateur américain de bande dessinée.

Il publie ses premiers dessins dans un journal dès l'âge de 14 ans, avant de suivre des études d'art. Après la seconde guerre mondiale, il commence une carrière de dessinateur qui est exceptionnelle par sa durée puisqu'elle s'étend de 1948 à 2011 et lui a permis de travailler pour les plus importantes maisons d'édition de comics : EC Comics, DC Comics, Marvel Comics, Dark Horse, etc. Il a, pour EC Comics, participé aux premiers numéros de Mad, dirigé alors par son ami Harvey Kurtzman. Il a de plus participé au magazine humoristique Cracked auquel il est resté attaché du premier numéro publié en 1958 jusqu'à son départ en 1999.

En plus du dessin, il lui arrive aussi, selon les périodes, de s'occuper de l'encrage, du scénario ou d'être rédacteur en chef de comics. Il touche à tous les genres selon les demandes des éditeurs mais il est plus à l'aise avec des récits réalistes et historiques. Lorsqu'il est chez EC, il évite de dessiner les récits d'horreur qui font pourtant la renommée de l'éditeur et chez Marvel, les comics de super-héros ne l'attirent pas, aussi lui est-il confié des séries telles que Hulk ou Namor qui mettent en avant des anti-héros.

Parmi les dernières œuvres qu'il a dessiné on trouve la mini série controversée Rawhide Kid, publiée par Marvel, qui fait du héros, existant depuis les années 1950, un homosexuel. Ce western permet à John Severin de retrouver un personnage qu'il avait dessiné dans les années 1950, et ce dans le genre historique qu'il affectionne. En effet, ce qu'il préfère ce sont des récits historiques pour lesquels il est très attentif à la véracité des objets. D'ailleurs ce souci du détail et la maîtrise de son style classique lui a valu la reconnaissance de ses pairs, à l'instar de Jack Kirby ou Harvey Kurtzman, et celle des critiques signalée par les prix qui lui ont été décernés.

Lucky Luke

Lucky Luke est une série de bande dessinée franco-belge de western humoristique créée par Morris dans l'Almanach 47, un hors-série du journal Spirou publié en 1946. Morris est aidé, à partir de la dix-neuvième histoire, par plusieurs scénaristes, dont le plus fameux est René Goscinny. Depuis le décès de Morris en 2001, le dessin est assuré par Achdé.

La série met en scène Lucky Luke, cow-boy solitaire au Far West, connu pour être « L'homme qui tire plus vite que son ombre », accompagné par son cheval Jolly Jumper et la plupart du temps par le chien Rantanplan. Lors de ses aventures, il doit rétablir la justice dans le Far West en pourchassant des bandits dont les plus connus sont les frères Dalton. La série est truffée d'éléments humoristiques qui parodient les œuvres de western.

Elle compte, en 2010, soixante-seize albums parus tout d'abord aux éditions Dupuis, puis Dargaud et enfin Lucky Comics. Chaque histoire a aussi été pré-publiée dans un journal : entre 1946 et 1967 dans Spirou, entre 1967 et 1973 dans le journal Pilote, entre 1974 et 1975 dans Lucky Luke, de 1975 à 1976 dans l'édition française de Tintin, puis la série change de support entre les histoires avec Spirou et Pif Gadget, mais aussi dans des magazines comme Paris Match ou VSD.

Il s'agit d'une des bandes dessinées les plus connues et les plus vendues en Europe, elle a été traduite dans de nombreuses langues. La série a aussi été adaptée sur de nombreux supports, en long-métrages d'animation et séries animées pour la télévision, en films, jeux vidéo, jouets et jeux de société. Le terme « Lucky Luke » est depuis devenu dans les sociétés française et belge synonyme de rapidité.

Marcel Denis

Marcel Denis est un auteur belge francophone de bande dessinée, né le à Monceau-sur-Sambre et décédé le à Lobbes. Il a créé les séries Hultrasson (avec Marcel Remacle) et Les Frères Clips dans le Journal Spirou. Il a également réalisé deux épisodes de la série Tif et Tondu.

Il fait partie, à l’instar des auteurs du Journal Spirou de cette génération, de l’école de Marcinelle (ou école de Charleroi) qui, sous l’influence de Jijé et Franquin, met en avant un dessin au « graphisme souple et dynamique ».

Marcel Denis est formé au dessin et à la peinture dans une école privée de Monceau-sur-Sambre, après ses études secondaires. Il devient ensuite, pendant la guerre, employé de bureau tout en commençant à réaliser de la bande dessinée.

Marc Lebut et son voisin

Marc Lebut et son voisin, connue aussi sous le nom de La Ford T, est une série de bande dessinée franco-belge humoristique créée par le dessinateur Francis et le scénariste Maurice Tillieux dans le no 1452 du journal Spirou. Au décès de ce dernier, en 1978, Francis continuera seul la série. Publiée en album par les éditions Dupuis à partir de 1968, elle est abandonnée par cette même maison d'édition en 1980 avant d'être reprise par les éditions Récréabull en 1986 pour un ultime album avec Lucien Froidebise au scénario. La série met en scène Marc Lebut, propriétaire de la Ford T, et son malchanceux voisin, le brave Monsieur Goular, sous forme de récits complets, de gags et de plusieurs grandes histoires en quarante-quatre planches.

Mickey Mouse

Mickey Mouse, symbole de la Walt Disney Company, est l’un des plus importants personnages de l’univers Disney. Ambassadeur de la marque, il est présent dans la plupart des secteurs d’activité de la société, que ce soit l’animation, la télévision, les parcs d’attractions ou les produits de consommation. Mickey est utilisé comme un vecteur de communication et ses qualités doivent respecter la morale prônée par « Disney », que ce soit par Walt et l’entreprise elle-même. Mickey Mouse est connu et reconnu dans le monde entier, son célèbre profil formé de trois cercles étant devenu indissociable de la marque Disney. Mickey Mouse est à l’origine un personnage de dessin animé, créé en 1928, après que Walt Disney ait dû laisser son premier personnage, Oswald le lapin chanceux, à son producteur.

Minnie Mouse

Minnie Mouse est un personnage de fiction de l’univers de Mickey Mouse créé en 1928 par Walt Disney. Comme Mickey, elle se présente sous l’aspect d’une souris anthropomorphe.

Mickey et Minnie sont d’éternels amants. Ils ne se sont jamais mariés et n’ont jamais habité ensemble, que ce soit dans un dessin animé ou une bande dessinée. Minnie n’a jamais eu de série à son nom bien qu’elle apparaisse dans certaines histoires Mickey Mouse alors que Mickey, lui, n’y figure pas.

Comme Mickey, Minnie s’est de plus en plus assagie au fil de ses apparitions. Dans Plane Crazy (1928), elle utilise ses sous-vêtements comme parachute alors qu’elle a montré l’exemple aux femmes américaines durant la Seconde Guerre mondiale pour la réutilisation des graisses culinaires afin de confectionner de munitions destinées aux soldats sur le front.

Nausicaä (personnage)

Une adepte du cosplay en costume de Nausicaä lors du 70e Comic Market (Tokyo, été 2006).

Nausicaä (ナウシカ?) est l’héroïne du manga Nausicaä de la vallée du vent écrit par Hayao Miyazaki entre et , ainsi que du film d’animation du même nom sorti au cinéma en au Japon et en en France. Elle est la princesse de la vallée du vent, et est amenée à succéder à son père malade au début du manga.

Animée d’un grand amour pour son prochain et pour la vie, elle tente de comprendre, par l’étude de son habitat et de son cycle vital, la raison d’être de la « mer de la décomposition » (ou « forêt toxique » dans l’anime) qui a envahi la Terre suite aux « sept jours de feu », guerre technologique qui a détruit une grande partie de l’humanité.

Nausicaä possède une volonté impressionnante et une sorte de magnétisme qui force le respect. Son empathie lui permet d’être en phase avec de nombreux animaux, y compris les ômus, une race intelligente d’insectes géants gardiens de la « forêt toxique » avec lesquels elle parvient à communiquer.

Elle est aussi une fille du vent, et parvient à « voir » les déplacements d’air. Cela lui permet de maitriser son mœve (sorte de planeur avec un moteur d’appoint) mieux que personne.

Le personnage de Nausicaä, très populaire en son temps, a fait l’objet de nombreuses études universitaires ou par des auteurs spécialisés, du fait de ses caractéristiques particulières et novatrices.

À travers les pérégrinations et le parcours initiatique de son personnage, Miyazaki fait une étude approfondie du comportement humain dans un monde post-apocalyptique.

Paul Deliège

Paul Deliège, né le à Olne (Belgique) et décédé le à Liège (Belgique), est un auteur et scénariste belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Bobo et Les Krostons.

En 1959, il entre aux éditions Dupuis et le journal Spirou, où il lance avec Vicq la série Théophile. Au début des années 1960, il est le principal auteur des mini-récits du journal Spirou où, en compagnie de Maurice Rosy, il crée la série Bobo. Puis, il donne naissance, seul, à Cabanon et à Superdingue. Comme scénariste, il crée la série Les Krostons pour Arthur Piroton, avant de reprendre le dessin dès la deuxième histoire, puis il scénarise Youk et Yak pour Noël Bissot, Petit-Cactus pour Salvérius, Sam et l’Ours pour Lagas et surtout plusieurs histoires de la série Sibylline pour Raymond Macherot. Dans les années 1980, il anime Le Trou du souffleur dans Spirou avant de prendre sa retraite en 1996.

Peyo

Peyo en 1990, par Erling Mandelmann

Peyo, de son véritable nom Pierre Culliford, né le à Schaerbeek (Belgique) et décédé le à Bruxelles (Belgique), est un auteur belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Benoît Brisefer, Jacky et Célestin, Johan et Pirlouit, Poussy et Les Schtroumpfs.

Après une petite expérience dans un studio de dessin animé belge, il débute dans la bande dessinée après guerre en plaçant des planches dans plusieurs quotidiens comme Poussy, qui paraît dans Le Soir. Il entre au journal Spirou au début des années 1950 et y reprend son personnage du page Johan, bientôt rejoint par le lutin Pirlouit qui va faire de Peyo l'un des piliers de l'hebdomadaire. En 1958, il crée dans l'histoire La Flûte à six trous des petits lutins bleus qu'il nomme Les Schtroumpfs et qui vont rapidement supplanter ses deux héros Johan et Pirlouit, au point qu'il devra les abandonner.

Au début des années 1960, il fonde un studio pour accueillir ses assistants comme François Walthéry, Gos ou encore Marc Wasterlain et crée les séries Benoît Brisefer et Jacky et Célestin. Au début des années 1970, la production de Peyo va beaucoup diminuer. D'abord parce qu'en 1975, sort au cinéma le film animé La Flûte à six schtroumpfs adapté de l'un de ses albums et dans lequel il s'est beaucoup investi. Puis au début des années 1980, c'est Hollywood qui adapte Les Schtroumpfs en série animée, ce qui occupe beaucoup Peyo malgré ses problèmes de santé récurrents. Peu après l'aventure américaine, il quitte les éditions Dupuis et Spirou pour fonder sa propre maison d'édition, Cartoon Creation, et son propre journal, Schtroumpf !, qui sont rapidement fermés à la suite de problèmes de gestion. En 1992, il rejoint les éditions Le Lombard, mais meurt quelques mois plus tard. Depuis sa mort, ses enfants continuent son œuvre grâce à la marque « Peyo ».

Pierre Dubois (auteur)

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Pierre Dubois, né le à Charleville-Mézières, est un auteur, scénariste de bande dessinée, écrivain, conteur et conférencier français à l'origine du regain d'intérêt pour les fées et le petit peuple en France. Passionné très tôt par la féerie et les contes, il devient illustrateur après de courtes études aux beaux-arts, puis rassemble des légendes locales qu'il restitue dans des chroniques à la radio et à la télévision durant plus de trente ans, ce qui lance sa carrière et rend sa passion publique. Il est l'inventeur de l'elficologie, ou « étude du petit peuple » comme d'un équivalent à l'étude des « fairies », bien qu'il s'agisse à l'origine d'une simple blague de sa part. Son premier album de bande dessinée en tant que scénariste est publié en 1986 et ne connaît qu'un succès d'estime. Depuis, il en sort un chaque année et fait aussi des apparitions régulières à la télévision ainsi que dans des conférences, toujours dans l’univers des contes, du rêve et des légendes liées au petit peuple, qui sont devenus ses spécialités.

C'est en grande partie grâce à ses encyclopédies des fées, des lutins et des elfes, résultats d'une vingtaine d'années de recherches et parues dans les années 1990, que Pierre Dubois a gagné sa reconnaissance internationale de spécialiste français pour tout ce qui touche à la féerie. Ces encyclopédies se sont vendues à des milliers d'exemplaires à l'époque où il s'agissait des tous premiers ouvrages du genre en France...

Pokémon

Voiture Toyota urban cruiser aux couleurs de la franchise Pokémon.

Pokémon (ポケモン?) est une franchise créée par Satoshi Tajiri, présente en particulier en jeu vidéo, dans des séries éditées par Nintendo. Selon les statistiques officielles de Nintendo en octobre 2010, les jeux Pokémon se sont vendus à environ 250 millions d’unités. Le jeu vidéo Pokémon Rouge et Bleu s’est vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, ce qui en fait un record des ventes dans l’histoire du jeu vidéo.

La franchise est également exploitée sous forme d’animes, de mangas, et de jeux de cartes à collectionner. Dans la série animée homonyme, le personnage principal, Sacha, voyage à travers divers pays fictifs dans le but d’attraper de nouvelles sortes de monstres éponymes, un concept qu’on retrouve également dans les jeux vidéo de la franchise. Pokémon eut un impact culturel très important dans les pays où il a été introduit, dont le Japon, les États-Unis, et plusieurs pays européens.

Bien que la franchise reste populaire chez les jeunes, elle reçoit de nombreuses critiques.

QRN sur Bretzelburg

QRN sur Bretzelburg est la cinquante-neuvième histoire de la série de bande dessinée Spirou et Fantasio, par André Franquin (dessinateur) et Greg (scénariste). L'histoire devait mettre en scène le personnage de Zorglub pour la troisième fois consécutive dans la série, mais l'éditeur refusa, ce qui obligea André Franquin à faire appel à Greg pour écrire un scénario d'urgence, alors que l'histoire avait déjà commencé à paraître dans le journal Spirou.

Elle est publiée pour la première fois dans Spirou du no 1205 au no 1237, puis du no 1304 au no 1340 entre 1961 et 1963 sous le nom QRM sur Bretzelburg. Le titre fut changé en 1966 pour l'édition en album (dont elle est le dix-huitième de la série) sur l'insistance des nombreux lecteurs du journal qui avaient signalé l'erreur de langage radiophonique dans le titre. La publication dans le journal fut chaotique et s'étala sur deux années à cause de la dépression d'André Franquin qui interrompit la production de planches pendant une quinzaine de mois.

Rob Zombie

Rob Zombie à l’Ozzfest 2007.

Rob Zombie, de son vrai nom Robert Bartleh Cummings, est un chanteur et musicien américain de metal industriel, ainsi qu’un réalisateur de films d’horreur, né le à Haverhill, dans le Massachusetts.

Après avoir formé le groupe White Zombie à la fin des années 1980 et édité six albums enregistrés en studio, il forme son propre groupe, Rob Zombie, et publie trois albums. Rob Zombie est devenu l’un des précurseurs du metal industriel avec le succès de ses deux premiers albums Hellbilly Deluxe et The Sinister Urge.

En parallèle à sa carrière de chanteur, Zombie est réalisateur et scénariste de films d’horreur, avec quatre longs métrages à son actif (La Maison des 1 000 morts, The Devil’s Rejects, Halloween, Halloween 2), un court métrage (Werewolf Women of the S.S.) et un dessin animé (The Haunted World of El Superbeasto). Enfin, il est également scénariste de comics, et, parmi ses publications les plus connues, on retrouve Rob Zombie’s Spookshow International, en dix volumes, et The Nail, en quatre éditions.

Le Schtroumpfissime

Le Schtroumpfissime est la neuvième histoire de la série Les Schtroumpfs de Peyo et Yvan Delporte. Elle est publiée pour la première fois de septembre 1964 à mai 1965 dans le journal Spirou, puis en 1965 dans le deuxième album de la série, également intitulé Le Schtroumpfissime, en compagnie de l'histoire Schtroumpfonie en ut. Elle met en scène le village des Schtroumpfs qui, pendant l'absence du Grand Schtroumpf, vote pour élire un chef. Une fois au pouvoir, le Schtroumpfissime met en place une dictature militaire, tandis que des Schtroumpfs rebelles luttent en secret contre lui.

Cette histoire est une critique féroce de la démocratie représentative, accusée de mettre au pouvoir les individus les plus démagogues, lesquels s'empressent de trahir le peuple une fois élus. L'humour y est très présent, notamment le comique de répétition du cadeau explosif du Schtroumpf Farceur qui apparait pour la première fois au cours de cette histoire et devient par la suite un élément récurrent de la série. Elle permet aussi d'introduire de nombreux personnages récurrents dans les histoires des Schtroumpfs qui suivront.

Sibylline

Sibylline est une série de bande dessinée franco-belge créée dans le journal Spirou no 1403 du 4 mars 1965 par Raymond Macherot, épaulé par Paul Deliège au scénario pour les albums du no 5 au no 7.

Après une longue interruption, la série est reprise en 2006 par André Taymans, aidé par Raymond Macherot et François Corteggiani au scénario de certaines histoires. Distribuée en album par les éditions Dupuis à partir de 1967, elle est abandonnée par cette même maison d'édition avant d'arriver aux mains des éditions Flouzemaker en 2006. Publiée dans le journal Spirou de 1965 à 1990, la série met en scène Sibylline, une petite souris anthropomorphe qui habite au Bosquet Joyeux. Là-bas, elle affronte des ennemis comme Anathème qui veulent prendre le pouvoir. La série, au début teintée d'humour et de gentillesse, va basculer dans le fantastique et le surnaturel, avec des méchants de plus en plus violents.

Univers de Naruto

Carte du monde de Naruto.

L’univers de Naruto est un univers de fiction créé par Masashi Kishimoto dans lequel se déroule l’histoire du shōnen manga Naruto, et des anime associés.

Dans l’univers de Naruto, issu de nombreuses influences, les protagonistes principaux sont des ninjas animés d’une force spirituelle appelée chakra, qui leur permet d’utiliser toute une palette de techniques de combat (jutsu) fictives, variant selon l’utilisateur. En complément à cette originalité, l’apparence de ces ninjas est loin des stéréotypes habituels du Japon féodal auxquels la série emprunte cependant de nombreuses notions, les mélangeant avec certaines venues du shintoïsme, du bouddhisme, ou même du taoïsme et de l’hindouisme.

Les ninjas sont organisés en villages cachés, servant leur pays par des missions diverses et variées lorsqu’ils ne sont pas en guerre. Chaque village a sa propre organisation interne, et le chef, le plus puissant des ninjas du village, appelé kage, possède une certaine autonomie, même s’il est nommé par le daimyo, représentant le commandement civil du pays, et auquel il reste subordonné.

La hiérarchie suit les règles du shōnen, où les jeunes sont formés par leurs aînés.

Valérian et Laureline

Valérian, agent spatio-temporel est une série de bandes dessinées de science-fiction réalisée par le scénariste Pierre Christin, le dessinateur Jean-Claude Mézières et la coloriste Évelyne Tranlé. Elle est publiée pour la première fois en 1967 dans Pilote et éditée en album chez Dargaud à partir de 1970. Pour le quarantième anniversaire de sa création, en 2007, la série est rebaptisée Valérian et Laureline.

Valérian et sa compagne Laureline sont des agents du Service Spatio-Temporel (SST) de Galaxity, une mégapole terrienne et la capitale au XXVIIIe siècle d’un empire galactique. La Terre est devenue, à la suite d’un âge noir, l’une des grandes puissances cosmiques. Les agents du SST se déplacent dans le temps et dans l’espace pour préserver les intérêts de Galaxity. Les règles du SST leur interdisent de modifier les évènements du passé. Valérian et Laureline explorent de nouvelles planètes (Les Oiseaux du Maître), participent à des expériences historiques (Sur les terres truquées), aident des peuples inconnus (Bienvenue sur Alflolol), règlent des conflits planétaires (Le Pays sans étoile), représentent Galaxity (L’Ambassadeur des Ombres), etc. Ils n’interviennent pas pour prévenir l’explosion nucléaire de 1986 qui transforme l’aspect et l’organisation de la Terre. Mais c’est l’avenir de Galaxity qu’ils réécrivent en aidant le superintendant du SST à empêcher ultérieurement ce cataclysme. Hélas, dans cette manipulation temporelle à hauts risques, ils annulent aussi le futur de leur planète. Dans la dernière quadrilogie de la série, Valérian et Laureline partent en quête de la Terre pour lui assurer un nouvel avenir…








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