Wikipédia:Sélection/Formule 1

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Ferrari D50

Lancia D50 en démonstration à Goodwood

La Lancia D50 est une monoplace de Formule 1 conçue par l’ingénieur italien Vittorio Jano en 1953 pour le compte de la Scuderia Lancia qui l’a engagée en championnat du monde de Formule 1 en 1954 et 1955. Cette monoplace novatrice (premier moteur V8 semi-porteur engagé en Formule 1) ne disputera toutefois que quatre Grands Prix sous sa dénomination originelle suite au décès de son pilote Alberto Ascari, au drame des 24 Heures du Mans 1955 et à la faillite de la firme Lancia e Cia. Fin 1955, Lancia, en cessation de paiement, quitte la compétition automobile et offre à la Scuderia Ferrari ses châssis D50 qui seront engagés en 1956 sous la dénomination Lancia-Ferrari D50, en 1957 sous le nom de Ferrari 801 et serviront de base à la conception de la Ferrari D246 engagée en 1958.

Les différentes versions de D50 ont pris le départ de 18 Grands Prix de championnat du monde et décroché 5 victoires, 19 podiums, 8 pole positions et 6 meilleurs tours en course. Juan Manuel Fangio devient champion du monde à son volant en 1956.

Scuderia Lancia

Lancia 037 (2006)

La Scuderia Lancia était l’atelier de course de l’entreprise automobile Lancia e Cia, créé en 1952 par Gianni Lancia, fils du fondateur de la marque. La Scuderia Lancia débute officiellement en compétition en Sport où elle s’illustre notamment à la Carrera Panamericana, à la Targa Florio ou aux Mille Miglia. L’écurie est aussi engagée en Formule 1 en 1954-1955 mais ne brille que par l’entremise de Ferrari qui utilise ses monoplaces. Après la faillite de Lancia et son rachat par Fiat, Lancia abandonne la compétition en 1955.

À partir de 1966, l’atelier de course est rebaptisé Squadra Corse HF Lancia et Lancia fait son retour en compétition en rallye avec la Fulvia puis avec les Beta, Stratos, 037 et Delta. Lancia conquiert onze titres de champion du monde des constructeurs et quatre titres de champion du monde des pilotes entre 1974 et 1992 en rallyes. L’écurie a également pris part à plusieurs championnats du monde d’Endurance avec ses Beta Montecarlo, LC1 et LC2 et remporté les titres mondiaux en 1979, 1980 et 1981.

Le rapport de Lancia à la compétition a toujours été ambigu : si Vincenzo Lancia était pilote de course, il s’est toujours opposé à l’engagement officiel de ses voitures en compétition ; lorsque son fils a engagé officiellement la marque en course, il l’a conduite à la faillite ; quand Lancia a commencé à gagner officiellement, elle était déjà sous le contrôle de la Fiat… Depuis fin 1991, Lancia a cessé tout engagement officiel en compétition automobile.

Formule 1

Schumacher (Ferrari) in practice at USGP 2005.jpg

La Formule 1, communément abrégée en F1, est une discipline de sport automobile considérée comme la catégorie reine de ce sport. Elle a pris au fil des ans une dimension mondiale et, avec les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, est l'un des événements sportifs les plus médiatisés.

Chaque année depuis 1950, un championnat mondial des pilotes est organisé et depuis 1958 un championnat mondial des constructeurs automobiles a été mis en place. La compétition est basée sur des Grands Prix, courses à bord de monoplaces, disputés sur circuits routiers fermés permanents mais parfois tracés en ville et temporaires, comme à Monaco.

Cette discipline sportive, régie par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), est gérée par la Formula One Administration (FOA) et un ensemble de sociétés satellites contrôlées par Bernie Ecclestone. Après l'ère des artisans des années 1960 et 1970, elle a peu à peu attiré les grands constructeurs automobiles mondiaux qui y investissent des sommes élevées, en espérant tirer profit des retombées médiatiques d'éventuels succès. La Formule 1 est considérée comme la vitrine technologique de l'industrie automobile qui y expérimente des nouveautés techniques, parfois issues de la technologie spatiale et susceptibles d'être adaptées ensuite sur les voitures de série.

Outre la compétition, le terme Formule 1 désigne l'ensemble des règles techniques des voitures monoplaces qui sont mises à jour tous les ans par la FIA. Ces règles sont très strictes sur les dimensions des voitures, la cylindrée des moteurs, les technologies mises en œuvre; elles définissent également les mesures de sécurité des voitures pour assurer la protection du pilote. Les monoplaces de course répondant aux caractéristiques de la réglementation de la Formule 1 sont généralement désignées sous le terme générique de Formule 1.

Histoire de la Formule 1

L'histoire de la Formule 1 trouve son origine dans les courses automobiles disputées en Europe dans les années 1920 et 1930. Elle commence réellement en 1946 avec l'uniformisation des règles voulue par la Commission sportive internationale de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et la création de la « Formule de Course Internationale n°1 », pour indiquer la qualité optimale, comprimée en Formule 1. Un championnat du monde de Formule 1 est créé en 1950 puis une coupe des constructeurs en 1958 (qui devient le Championnat du monde des constructeurs à partir de 1982).

L'évolution de la discipline est étroitement liée à celle des performances des voitures et de la réglementation technique des compétitions. Bien que le gain du championnat du monde reste le principal objectif, de nombreuses courses de Formule 1 ont eu lieu sans être intégrées au championnat du monde (compétitions hors championnat). La dernière en date, disputée à Brands Hatch, s'est déroulée en 1983. Des championnats nationaux ont également été organisés en Afrique du Sud et au Royaume-Uni dans les années 1960 et 1970.

Super Aguri F1

Takuma Sato 2007 Japan.jpg

Super Aguri Formula 1 Team était une écurie japonaise de Formule 1 engagée en championnat du monde de 2006 à 2008. L'équipe, fondée par l'ancien pilote Aguri Suzuki, avait son siège social à Tokyo au Japon et était basée à Leafield au Royaume-Uni dans les locaux de l'ancienne écurie de Formule 1 Arrows. Super Aguri a été créée en urgence avec le soutien de Honda afin d'assurer un volant de titulaire au pilote Takuma Satō, très populaire au Japon mais licencié par l'écurie Honda fin 2005.

En raison de graves difficultés financières, Super Aguri a été contrainte de cesser son activité à l'issue du Grand Prix d'Espagne 2008 pendant sa troisième saison d'engagement dans la discipline-reine.

Super Aguri a pris le départ de 39 Grands Prix de Formule 1 et couvert 17 587 kilomètres en course, soit 3 570 tours. Takuma Satō, le pilote à l'origine de la création de l'équipe, a inscrit tous les points de l'écurie, 4, qui ont permis en 2007 à Super Aguri de décrocher son meilleur classement au championnat du monde des constructeurs avec une 9e place finale. La meilleure qualification d'une Super Aguri est une 10e place sur la grille lors du Grand Prix d'Australie en 2007 et son meilleur résultat est une 6e place obtenue par Satō au Grand Prix du Canada 2007.

Connew Racing Team

Connew PC1

Darnval-Connew Racing Team (communément appelée Connew) est une éphémère écurie de course automobile anglaise artisanale fondée en 1971 par Peter Connew. Connew a conçu et construit son propre châssis de Formule 1 (Connew PC1) pour s'engager en championnat du monde en 1972. Faute de moyens financiers et de soutien technique, la Connew PC1 n'a pris qu'un seul départ en championnat, à l'occasion du Grand Prix d'Autriche, avec le pilote français François Migault à son volant. À l'issue de l'épreuve, où la monoplace abandonne après une vingtaine de tours, Peter Connew renonce à poursuivre en championnat du monde. Il engage sa monoplace pour quelques épreuves disputées hors-championnat du monde, puis en Formule Libre, sans plus de succès. En 1973, la monoplace est reconvertie en Formule 5000, avec l'adoption d'un bloc moteur Chevrolet de 5 litres, et est louée à des « gentlemen-drivers ». À nouveau, faute de moyens financiers, les résultats sportifs se révèlent décevants. L'accident de Tony Trimmer sur le Circuit de Brands Hatch et le manque de moyens pour réparer la monoplace conduisent Peter Connew à fermer définitivement les portes de son écurie à la fin de l'année 1974.

Ferrari (entreprise)

Le Cavallino Rampante, logo de Ferrari.

Ferrari est un constructeur automobile italien installé à Maranello, en Italie. Fondé par Enzo Ferrari en 1947, il est considéré comme « la plus fameuse des marques de l'histoire de l'automobile ». Constructeur en série de sportives de prestige, Ferrari s'est rapidement imposé comme une référence automobile, aussi bien techniquement qu'esthétiquement.

L'histoire de Ferrari est indissociable de celle de la Scuderia Ferrari, écurie automobile évoluant en Sport-Prototypes tout comme en Grand Tourisme — et plus tard en Formule 1 — depuis 1929, au sein de laquelle le constructeur a construit ses plus grands succès. Forte de son expérience en compétition, la marque au « cheval cabré » (« cavallino rampante ») y puise les techniques équipant ses modèles de série, comme en attestent les Ferrari 288 GTO, F50 ou encore Enzo, modèles aux performances exceptionnelles.

De la 166 MM, première automobile d'Enzo Ferrari portant son nom, à la plus récente 458 Italia, Ferrari suscite toujours une « fascination irrésistible ». Enzo Ferrari aimait d'ailleurs décrire une automobile Ferrari comme l'« incarnation d'une belle mécanique pour les hommes qui ont le désir de se récompenser eux-mêmes, de réaliser un rêve et d'insuffler pendant longtemps encore à leur vie le feu de la passion juvénile ».

Grand Prix automobile de Saint-Marin 1994

Tracé du circuit d’Imola en 1994

Le Grand Prix automobile de Formule 1 de Saint-Marin 1994 se déroula le à l’Autodromo Enzo e Dino Ferrari à Imola, Italie. Il s’agissait du troisième Grand Prix du championnat du monde de Formule 1 1994 et de la première course européenne de la saison. Le week-end de la course fut marqué par les décès du pilote autrichien Roland Ratzenberger et du triple champion du monde Ayrton Senna ainsi que par de nombreux accidents et blessures. Il fut décrit par le commentateur de la BBC, Murray Walker, comme « le jour le plus noir pour un Grand Prix » dont il se souvienne.

Michael Schumacher remporta finalement le Grand Prix devant Nicola Larini qui marqua les premiers points de sa carrière et signa son unique podium tandis que Mika Häkkinen termina troisième. Lors de la conférence de presse d’après-course, Schumacher déclara qu’il ne pouvait se sentir ni satisfait ni heureux du fait des évènements tragiques du week-end.

Ayrton Senna

Ayrton Senna Imola 1989 Cropped.jpg

Ayrton Senna da Silva est un pilote automobile brésilien né le 21 mars 1960 à São Paulo (Brésil) et mort le 1er mai 1994 à Bologne (Italie), suite à un accident survenu à Imola lors du Grand Prix de Saint-Marin.

Initié au pilotage dès son plus jeune âge, Ayrton Senna dispute ses premières compétitions de karting dès son l'adolescence. Champion de Formule Ford 1600 britannique en 1981 puis champion de Formule Ford 2000 (britannique et européenne) en 1982, il décroche en 1983 le championnat de Formule 3 britannique. La rapidité de Senna, alliée à un style en piste très agressif attire l'attention des écuries de Formule 1. Il y débute en 1984 au sein de l'écurie Toleman.

À la fin de l'année, il entre chez Lotus-Renault. Il y reste jusqu'en 1987 et parvient à briller au championnat du monde. En 1988 il entre chez McLaren. Il devient le rival de son coéquipier Alain Prost, et s'empare du titre en 1988. Il conquiert deux autres titres en 1990 et 1991. C'est son dernier titre mondial, car il ne parvient pas à le reconquérir au cours des saisons suivantes. Il se réconcilie avec Alain Prost sur le podium du Grand Prix d'Australie 1993. En 1994 il rejoint Williams-Renault.

Le 1er mai 1994 Ayrton Senna perd le contrôle de sa monoplace qui part tout droit dans la courbe de Tamburello avant de percuter un mur de béton avec une rare violence (210km/h lors de l'impact), à 14h18. Son décès est officiellement prononcé peu après 18h30. Aujourd'hui encore Senna fascine: agressif sur les circuits, il était marqué par une grande religiosité.

Lire l'article

Michael Schumacher

Schumi di GP Kanada 2011 cropped.jpg

Né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, Michael Schumacher s'initie aux sports mécaniques grâce au karting. Il devient champion d'Europe de Karting en 1987, puis passe en Formule Ford et remporte le titre national en 1988. L'année suivante, il passe en Formule 3 puis est intégré au Junior Team de Mercedes dans le championnat du monde des voitures de sport.

Il débute en Formule 1 en 1991 comme remplaçant de Bertrand Gachot au sein de l'écurie Jordan puis est immédiatement recruté par l'équipe Benetton. En 1994, il remporte son premier titre de champion du monde, qu'il conserve l'année suivante. En 1996, il intègre la Scuderia Ferrari, alors en pleine restructuration sous l'impulsion de Jean Todt. Le pari est risqué mais après plusieurs déconvenues (déclassement du championnat du monde 1997 suite à un geste anti-sportif à l'égard de Jacques Villeneuve, fracture de la jambe en 1999), il renoue avec le titre mondial en 2000, devenant le premier pilote depuis Jody Scheckter en 1979 à être sacré au volant d'une Ferrari.

Ce succès est le premier d'une série de cinq titres mondiaux consécutifs. En 2005, pénalisé par des pneumatiques peu performants, il cède son trône à Fernando Alonso. Il manque de peu de le reconquérir en 2006 pour sa dernière saison mais doit à nouveau s'incliner face au pilote espagnol. Il quitte la Formule 1 avec le plus beau palmarès de l'histoire de la discipline et les records du plus grand nombre de titres, victoires, pole-positions et meilleurs tours en course.

Lire l'article

Alain Prost

Alain Prost, 2009 (cropped).png

Alain Prost est un pilote automobile français, né le 24 février 1955 à Lorette dans le département de la Loire. De 1980 à 1993, il a remporté 51 Grand prix, et décroché à quatre reprises le titre de Champion du monde. Adolescent, il a pratiqué de nombreux sports tels que la lutte, le skate-board ou le football. Il a alors envisagé une carrière de professeur de gymnastique avant de découvrir le karting à l'âge de 14 ans durant des vacances familiales.

Après ses succès en formule Renault et en formule 3000, il pilote en F1 chez McLaren en 1980, puis rejoint Renault en 1981. Suite à plusieurs déceptions chez cette écurie, il retourne au sein de McLaren en 1984, devenue la meilleure écurie du moment. Il remporte deux titres mondiaux en 1985 et 1986, mais subit le déclin de l'équipe en 1987. En 1988, Ayrton Senna intègre McLaren ; c'est le début d'une rivalité mythique entre les deux hommes. Dès 1988, Senna devient champion du monde.

L'année 1989, marquée par une nouvelle victoire de Prost, marque la détérioration des relations entre les deux pilotes. En 1990 Prost entre chez Ferrari mais perd le titre au profit de son rival. 1991 est une mauvaise année pour le français, handicapé par le manque de compétitivité de Ferrari, qui le limoge même à la fin de la saison. Après une année sabbatique, il revient à la compétition avec Williams Renault en 1993 et s'empare du titre mondial.

Il arrête ensuite la compétition en tant que pilote. Il ne quitte pas le monde de la F1 pour autant: consultant pour la chaîne de télévision française TF1, il devient conseiller pour McLaren en 1995. En 1997 il rachète l'écurie française Ligier qui devient Prost Grand Prix, qui ferme ses portes en 2002 faute de soutiens financiers et de résultats. Depuis il participe au trophée Andros, une compétition de course sur glace. Depuis 2006 il dirige un groupe de travail du ministère français de l'économie et des finances destiné à développer une filière française de bioéthanol.

Lire l'article

Juan Manuel Fangio

Fangio-MB-W196-3lMotor-1986.jpg

Juan Manuel Fangio est un pilote automobile argentin né le 24 juin 1911 à Balcarce et mort le 17 juillet 1995 à Buenos Aires). Il a dominé la Formule 1 dans les années 1950 et reste aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport.

Il est né dans une modeste famille d'immigrés italiens originaires des Abruzzes. Pas très doué pour l'école, il se passionne pour le football mais aussi pour la mécanique puisqu'il fréquente un atelier de réparation mécanique automobile durant ses loisirs. Après avoir reçu une formation de mécanicien il ouvre son propre garage dans les années 1930. Il dispute sa première course en 1936, à l'âge de 25 ans. En 1939 il abandonne les courses sur circuit pour celles se déroulant sur route, ou il remporte de nombreux succès.

En 1948, il débute en Formule 1 à Reims. En 1949, l'Automobile Club d'Argentine constitue une véritable équipe d'Argentine qui obtient de nombreuses victoires dans les courses européennes. En 1950 il concourt au tout premier championnat du monde de F1 mais s'incline de justesse devant son équipier Giuseppe Farina. Il remporte le titre mondial en 1951 puis en 1954, 1955, 1956 et 1957.

En 1958, il se retire progressivement de la Formule 1. Âgé de 84 ans il décède le 17 juillet 1995 à Buenos Aires suite à une crise cardiaque associée à une pneumonie. L'Argentine décrète alors trois jours de deuil national pour son quintuple champion du monde et héros national. Particularité: Fangio n'a obtenu son permis de conduire qu'en 1961.

Lire l'article

Forti Corse

Roberto Moreno à bord de la Forti FG01-95 lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 1995. Il abandonne au quarante-huitième tour en raison d'un problème de pression hydraulique.

Forti Corse, qui deviendra plus tard Forti, est une ancienne écurie de sport automobile italienne qui s'est notamment engagée en Formule 1 lors du championnat du monde 1995 puis du championnat du monde 1996, qu'elle ne termine pas. Créée en 1978, l'écurie a participé à différentes formules de compétition pendant près de deux décennies. Forti Corse a décroché quatre titres de champion des pilotes de Formule 3 italienne obtenus pendant la seconde moitié des années 1980 et quelques victoires en championnats de Formule 3000 auxquels elle a participé entre 1987 et 1994.

À partir de 1992, Guido Forti, le cofondateur de Forti, entre en relation avec l'homme d'affaires brésilien Abílio dos Santos Diniz, pour que son fils, Pedro Diniz, ait un baquet permanent dans l'équipe et pour obtenir des moyens financiers pour entrer en Formule 1. Forti s'engage en Formule 1 en tant que constructeur en 1995 mais sa première monoplace, la Forti FG01-95, n'est pas compétitive et ne décroche aucun point. Malgré cet échec, Forti signe un contrat de trois ans avec Diniz, contrat brisé lorsque le pilote brésilien part chez Ligier pour la saison 1996 en emportant avec lui les commanditaires de l'écurie italienne.

Néanmoins Forti continue son aventure en Formule 1 et conçoit une nouvelle monoplace, la Forti FG03-96, avant de faire faillite à la mi-saison à la suite des problèmes financiers rencontrés après le rachat par Shannon Racing, une écurie irlandaise de Formule 3000.

Forti s'est qualifiée à vingt-trois reprises en Grand Prix, son meilleur résultat en course étant une septième place par Diniz en Australie en 1995 et sa meilleure qualification est une dix-neuvième place par Badoer au Brésil en 1996. Forti est une des dernières écuries privées engagée en Formule 1 à une période où les grands constructeurs automobiles augmentent leur participation en course automobile.

Grand Prix automobile du Pacifique 1995

Plan du circuit international d'Okayama.

Le Grand Prix de Formule 1 du Pacifique 1995, disputé sur le circuit international d'Okayama au Japon le est la seconde édition du Grand Prix, 579e course de Formule 1 courue depuis 1950 et la quinzième manche du championnat 1995. C'est la première course japonaise de la saison avant le Grand Prix du Japon disputé sur le circuit de Suzuka. Initialement prévu le 16 avril 1995 en tant que troisième épreuve du championnat, le Grand Prix du Pacifique n'a lieu que le 22 octobre en raison des dommages causés aux infrastructures par le séisme de Kōbe en janvier 1995.

La course, disputée sur 83 tours, est remportée par l'Allemand Michael Schumacher, parti depuis la troisième place. Les Britanniques David Coulthard et Damon Hill terminent aux deuxième et troisième places. Schumacher signe à Ti Aida sa huitième victoire de la saison et remporte par la même occasion son deuxième titre de champion du monde.

Coulthard commence la course en pole positon aux côtés de Hill. Schumacher tente de dépasser le pilote Williams dès le premier virage à l'extérieur, mais Hill réussit à le contenir, ce qui n'est pas le cas de Jean Alesi, qui en profite pour passer de la quatrième à la deuxième place. En conséquence, Hill est troisième et le pilote allemand est cinquième juste derrière Gerhard Berger. Lors du premier arrêt aux stands, Schumacher prend la seconde place en dépassant Alesi et Hill. Grâce à ses pneus slicks, le pilote Benetton a pu se rapprocher de Coulthard qui était sur une stratégie à deux arrêts.

Le Grand Prix du Pacifique est un échec commercial car seulement 15 000 personnes assistent à la course du fait d'un accès au circuit difficile et que le Grand Prix du Japon se déroule une semaine après cette course.

Grand Prix automobile du Japon 1995

Tracé du circuit d'Imola en 1994.

Le Grand Prix de Formule 1 du Japon 1995, disputé sur le circuit de Suzuka, au Japon, le , est la onzième édition du Grand Prix, 580e course de Formule 1 courue depuis 1950, et la seizième manche du championnat 1995. C'est la seconde course japonaise de la saison après le Grand Prix du Pacifique disputé sur le circuit TI Aida.

La course, disputée sur 53 tours, est remportée par l'Allemand Michael Schumacher, élancé depuis la pole position. Le Finlandais Mika Häkkinen termine à la deuxième place et le Britannique Johnny Herbert complète le podium.

Jean Alesi part en deuxième position aux côtés de Michael Schumacher mais doit observer un arrêt aux stands forcé de 10 secondes pour faux-départ. Après être remonté dans le classement et avoir atteint la deuxième place, il abandonne au 25e tour en raison d'un problème de transmission. L'ancien rival de Schumacher pour le titre de champion du monde, Damon Hill, s'élance de la grille de départ à la quatrième place et profite de l'abandon d'Alesi pour accéder à la deuxième avant d'abandonner au 40e tour sur sortie de piste.

La victoire de Schumacher sur le circuit nippon est sa neuvième de la saison. Il égale ainsi le record de Nigel Mansell établi lors du championnat du monde de Formule 1 1992. L'écurie Benetton Formula remporte le titre constructeur à l'issue de la course.

Lola T97/30

Vue de la monoplace.

La Lola T97/30 est une monoplace de Formule 1, conçue par Eric Broadley, fondateur de l'officine de construction de voitures de courses Lola Cars et engagée en championnat du monde de Formule 1 en 1997. Elle est pilotée par l'Italien Vincenzo Sospiri, champion 1995 de Formule 3000 qui fait ses débuts en Formule 1 et par le Brésilien Ricardo Rosset qui a débuté l'année précédente chez Arrows Racing Team où il a disputé seize Grands Prix.

Alors que la T97/30 est initialement destinée à concourir en championnat du monde de Formule 1 en 1998, le principal sponsor de l'écurie, MasterCard, fait pression pour s'engager dès 1997 ; en raison du temps limité qu'a Lola pour concevoir sa monoplace, le châssis de la T97/30 n'est qu'une évolution du prototype T95/30 de 1995 et reprend des solutions issues de la vieille T93/30 de 1993. La monoplace n'est testée ni sur circuit ni en soufflerie et que de nombreux soucis de conception nuisent à ses performances. Eric Broadley, patron de Lola et concepteur en chef de la T97/30, annonce pourtant que son objectif est de marquer des points dès la première saison et de remporter un titre de champion du monde dans les quatre ans. Il annonce également que sa monoplace sera la plus compétitive de toutes celles équipées en pneus Bridgestone (Arrows, Prost Grand Prix, Scuderia Minardi et Stewart Grand Prix).

Après un premier Grand Prix décevant en Australie où aucune des deux monoplaces engagées ne se qualifie, MasterCard rompt son contrat avec Lola Cars. Criblée de dettes et lâchée par son commanditaire principal, l'écurie renonce à son engagement en championnat du monde et déclare forfait pour le restant de la saison, mettant un terme à la participation de la T97/30 en Formule 1.

Damon Hill

Photo en buste de Damon Hill

Damon Graham Devereux Hill, OBE, dit Damon Hill, né le à Hampstead, est un pilote automobile anglais, champion du monde de Formule 1 en 1996. Fils de Graham Hill, titré en 1962 et 1968, il est le seul champion du monde de Formule 1 à avoir succédé à son père au palmarès de son sport.

Lorsque Graham Hill meurt dans un accident d'avion, Damon a alors quinze ans. Il devient pilote professionnel à vingt-trois ans en compétition motocycliste. Après des succès relatifs, il s'adonne à la compétition automobile et débute en 1984 en Formule 3 pour passer, en 1989 à la Formule 3000, catégorie où il ne compte aucune victoire.

Damon Hill devient pilote d'essai pour le compte de Williams F1 Team à partir de 1992 et il s'engage en championnat du monde dans l'écurie Brabham. Il devient, la saison suivante, pilote officiel Williams après le départ de Nigel Mansell (champion du monde 1992) et remporte la première de ses vingt-deux victoires au Grand Prix de Hongrie 1993. Durant les années 1990, Hill est un des principaux rivaux de Michael Schumacher en championnat du monde. En lice pour le titre en 1994, les deux pilotes entrent en collision, et l'Allemand s'empare de son premier titre pour un point. Damon Hill remporte le championnat du monde 1996, mais, dès l'année suivante, quitte l'écurie Williams. Il pilote alors pour des écuries moins compétitives telles qu'Arrows ou Jordan Grand Prix, à laquelle il apporte sa première victoire en Grand Prix.

Damon Hill prend sa retraite sportive après la saison 1999. Il se lance dans les affaires et s'adonne à sa passion pour la musique en jouant de la guitare pour différents groupes. Depuis 2006, il est président du British Racing Drivers' Club, succédant à Jackie Stewart.

Life Racing Engines

La Life 190 en démonstration à Goodwood.

Life Racing Engines est un atelier semi-artisanal de construction de moteurs de compétition et une éphémère écurie italienne de sport automobile basée à Formigine, près de Modène en Italie et fondée par Ernesto Vita, Franco Rocchi et Gianni Marelli.

En 1989, Ernesto Vita crée l'officine Life Racing Engines puis, après avoir racheté un ancien châssis de l'écurie First Racing de Lamberto Leoni, fonde l'écurie de Formule 1 Life Racing Engines, qu'il engage en championnat du monde en 1990 pour promouvoir son activité de motoriste. La monoplace, dotée d'un moteur inédit Life Racing Engines-Rocchi W12, est confiée au pilote débutant Gary Brabham puis au quasi-retraité Bruno Giacomelli.

L'écurie a tenté, sans succès, de se qualifier à douze Grands Prix de Formule 1 avec son propre moteur W12, puis à deux autres Grands Prix avec un moteur V8 d'origine Judd. À l'issue de la saison 1990 du championnat du monde de Formule 1, l'écurie cesse tout engagement en compétition automobile tandis que l'atelier de construction est définitivement fermé, faute de moyens financiers.

Mario Andretti

Photo de Mario Andretti en 2009 à Indianapolis

Mario Gabriele Andretti est un pilote automobile italo-américain, né le 28 février 1940 à Montona dans la province d'Istrie en Italie. Au cours d'une carrière longue de presque cinq décennies, il se distingue dans l'histoire du sport automobile en remportant le championnat du monde de Formule 1 en 1978, les 500 miles d'Indianapolis en 1969, les 500 miles de Daytona en 1967 et quatre championnats d'IndyCar (trois en USAC en 1965, 1966 et 1969 et un en CART en 1984). Il a également remporté plusieurs courses de midget-cars, de sprint-cars et de dragster.

Mario Andretti est avec son compatriote Dan Gurney, le seul pilote victorieux à la fois en Formule 1, en IndyCar, en Championnat du monde des voitures de sport et en NASCAR. Avec le Colombien Juan Pablo Montoya il est le seul pilote victorieux en NASCAR Sprint Cup Series, en Formule 1 et aux 500 miles d'Indianapolis. Il fait enfin partie des trois pilotes à avoir remporté au cours d'une même saison la victoire dans une course sur route, dans une course sur circuit ovale et dans une course sur terre.

Grand Prix automobile de Monaco 2008

Photographie de Lewis Hamilton à bord de sa monoplace sur le circuit de Monaco

Le Grand Prix automobile de Monaco 2008, disputé sur le circuit de Monaco le 25 mai 2008, est la 791e course du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la sixième manche du championnat 2008. Disputée sur une distance de soixante-seize tours au lieu des soixante-dix-huit initialement prévus, l'épreuve est remportée par le pilote McLaren, Lewis Hamilton. Robert Kubica, pilote de l'équipe BMW Sauber, termine deuxième tandis que Felipe Massa, parti en pole position, s'empare de la troisième place au volant de la Ferrari F2008.

Alors que l'épreuve s'ouvre dans des conditions climatiques particulièrement difficiles, Massa se maintient en tête de la course dans le premier virage tandis que son coéquipier, Kimi Räikkönen, cède sa deuxième place à Hamilton, parti de la troisième position. Au sixième tour, Hamilton, victime d'une crevaison, tombe à la cinquième position à son retour des stands. À la suite de différents accrochages et touchettes impliquant de nombreux pilotes, conséquences d'une piste détrempée et d'une visibilité réduite, Räikkönen cède sa place à Kubica. Après les arrêts aux stands de la mi-course, Hamilton prend la première place devant Massa et Kubica, position qu'il conserve jusqu'à l'arrivée. Lorsque la piste s'assèche, autour du cinquantième tour, tous les pilotes changent de pneumatiques, ce qui permet à Kubica de prendre l'avantage sur Massa. Räikkönen chute lui de la cinquième à la neuvième position après une collision avec Adrian Sutil. L'incident profite à Mark Webber qui termine quatrième devant Sebastian Vettel.

Hamilton remporte sa deuxième victoire de la saison, sa première à Monaco, et les points acquis au terme de la course lui permettent de se hisser en tête du classement des pilotes, avec trois points d'avance sur Räikkönen et quatre devant Massa, les deux pilotes Ferrari. Ferrari conserve la tête du classement des constructeurs, avec seize points d'avance sur McLaren et dix-sept sur BMW Sauber.

Grand Prix automobile d'Australie 2011

Photographie de la ligne des stands, lors des essais libres du vendredi

Le Grand Prix automobile d’Australie 2011 (2011 Formula 1 Qantas Australian Grand Prix), disputé le 27 mars 2011 sur le Circuit de l’Albert Park à Melbourne, est la 840e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950. Il s’agit de la vingt-septième édition du Grand Prix d’Australie comptant pour le championnat du monde de Formule 1, la seizième se tenant à Melbourne, les premières éditions comptant pour le championnat, de 1985 à 1995, s’étant disputées sur le circuit d’Adélaïde. Cette épreuve est la manche d’ouverture du championnat 2011, à la suite de l’annulation, le 21 février 2011, du Grand Prix de Bahreïn en raison de l’instabilité politique du pays.

L’épreuve est remportée par l’Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull et champion du monde en titre. Parti en pole position, il mène la course pendant 55 des 58 tours de course et devance l’Anglais Lewis Hamilton (McLaren) de plus de vingt-deux secondes et le Russe Vitaly Petrov (Renault) de trente secondes. Petrov signe à cette occasion son premier podium en Formule 1, le premier d’un Russe dans la discipline. Chez les constructeurs, Red Bull Racing prend la tête du championnat des constructeurs avec 35 points devant McLaren, Ferrari, Renault, Toro Rosso et Force India, six des douze écuries en lice ayant inscrit des points.

Le Grand Prix est également marqué par la non-qualification des deux pilotes Hispania Racing F1 Team qui n’ont pas réussi à réaliser un temps inférieur aux 107 % du meilleur temps de la première séance de qualification requis par le règlement 2011, et par la disqualification, peu après l’épreuve, des deux monoplaces Sauber en raison d’une infraction au règlement technique.

Grand Prix automobile de Malaisie 2011

Photo du départ du Grand Prix.

Le Grand Prix automobile de Malaisie 2011 (2011 Formula 1 Petronas Malaysia Grand Prix), qui s'est disputé le 10 avril 2011 sur le circuit international de Sepang, est la 841e épreuve du championnat du monde de Formule 1 qui se soit courue depuis 1950, et la seconde manche du championnat 2011. Il s'agit de la treizième édition du Grand Prix de Malaisie, comptant pour le championnat du monde de Formule 1.

Comme lors de la manche d'ouverture du championnat, l'épreuve est remportée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, il mène la course pendant cinquante-quatre des cinquante-six tours de l'épreuve. Les deux autres marches du podium sont, elles aussi, une nouvelle fois occupées par McLaren et Lotus Renault GP. Le pilote anglais Jenson Button s'empare de la deuxième position et précède l'Allemand Nick Heidfeld. À l'issue de la course, Sebastian Vettel conserve la tête du championnat du monde avec 50 points, le maximum possible. Il devance notamment Jenson Button, Lewis Hamilton et Mark Webber. Treize des vingt-quatre pilotes en lice au championnat ont marqué des points à l'issue de ce Grand Prix.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat des constructeurs avec 72 points devant, entre autres, McLaren, Ferrari et Lotus Renault GP. Huit des douze écuries en lice au championnat ont marqué des points à l'issue de ce Grand Prix, Williams, Team Lotus, Marussia Virgin Racing et HRT n'ayant pas encore marqué.

Grand Prix automobile d'Espagne 2011

Le Grand Prix automobile d'Espagne 2011 (Formula 1 Gran Premio de España Santander 2011), disputé le 22 mai 2011 sur le Circuit de Catalogne, est la 844e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la cinquième manche du championnat 2011. Il s'agit de la quarante-et-unième édition du Grand Prix d'Espagne comptant pour le championnat du monde, la vingtième disputée à Barcelone.

L'épreuve est dominée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Après avoir manqué la pole position pour la première fois de la saison, il mène la course pendant trente-neuf des soixante-six tours de l'épreuve et remporte sa quatrième victoire de l'année. Les deux autres marches du podium sont occupées par les pilotes McLaren : Lewis Hamilton s'empare de la deuxième position, devant son compatriote Jenson Button. À l'issue de la course, Sebastian Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde avec 118 points sur 125 possibles. Il devance notamment Lewis Hamilton, Mark Webber et Jenson Button. Quinze des vingt-quatre pilotes en lice au championnat ont marqué des points à l'issue de ce Grand Prix.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 185 points (sur 215 possibles au maximum) devant McLaren, qui signe son quatrième podium en cinq courses, Ferrari et Lotus Renault GP. Huit des douze écuries en lice au championnat ont marqué des points à l'issue de ce Grand Prix, Williams, Team Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore marqué.

Grand Prix automobile de Monaco 2011

Photographie de Sebastian Vettel à bord de la Red Bull RB7.

Le Grand Prix automobile de Monaco 2011, disputé le 29 mai 2011 sur le Circuit de Monaco, est la 845e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la sixième manche du championnat 2011. Il s'agit de la cinquante-huitième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde.

Le week-end est émaillé de nombreux accidents, dont celui de Sergio Pérez en qualifications et celui de Vitaly Petrov au soixante-dixième tour du Grand Prix, les deux pilotes devant être évacués en ambulance vers l'hôpital Princesse Grace. L'épreuve est dominée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, sa cinquième en six courses, il mène le Grand Prix pendant soixante et un des soixante-dix-huit tours de piste. Il s'impose devant Fernando Alonso, qui signe son meilleur résultat de la saison en terminant deuxième, alors que Jenson Button s'empare de la troisième place. À l'issue de la course, Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde, avec 143 points sur 150 possibles. Il devance Lewis Hamilton et Mark Webber. À la fin du Grand Prix, seize des vingt-quatre pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 222 points, devant McLaren et Ferrari. À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix automobile du Brésil 1995

Photo de la nouvelle Benetton B195 exposée au 1996 Autosport International Show.

Le Grand Prix de Formule 1 du Brésil 1995, officiellement le XXIV Grande Prêmio do Brasil, disputé sur l'Autodromo José Carlos Pace à São Paulo au Brésil le , est la vingt-quatrième édition du Grand Prix, le 565e Grand Prix de Formule 1 couru depuis 1950 et la première manche du championnat 1995.

La course, disputée sur 71 tours, est remportée par le pilote Benetton Formula Michael Schumacher qui s'élance de la deuxième position. L'Écossais David Coulthard termine deuxième et l'Autrichien Gerhard Berger complète le podium.

Damon Hill, parti de la pole position, abandonne au trentième tour en raison d'un problème apparent de boîte de vitesses, qui se révèle en fait être un problème de suspension. Michael Schumacher remporte la course malgré des problèmes de direction de sa Benetton B195 survenus lors des essais libres du vendredi, cause de son violent accident. Pour le reste du week-end, l'écurie britannique change la direction de la monoplace du pilote allemand. Même si Schumacher parvient à gagner, Damon Hill est le plus rapide en course et semble s'assurer une victoire confortable avant son abandon.

Gerhard Berger termine troisième malgré un arrêt aux stands très long causé par un écrou de roue mal vissé. Mika Häkkinen termine quatrième alors que l'écurie McLaren Racing s'est avérée peu compétitive durant les essais hivernaux. Le pilote Tyrrell Racing, Mika Salo, réalise une bonne performance au sein de sa nouvelle équipe. Le Finlandais était à la troisième place à la mi-course mais, souffrant de crampes, finit septième. La cinquième place revient à Jean Alesi sur Ferrari et la sixième au second pilote McLaren Racing, Mark Blundell. L'Anglais remplace son compatriote Nigel Mansell qui ne peut pas entrer dans la McLaren MP4/10 : les ingénieurs doivent construire un cockpit moins étroit pour que le champion du monde puisse conduire normalement.

Plusieurs heures après la fin de la course, Michael Schumacher et David Coulthard sont déclassés à la suite de la découverte d'un carburant non conforme à la réglementation de la Formule 1, l'échantillon d'essence prélevé à l'issue de la course ne correspondant pas aux spécifications de l'échantillon témoin fourni à la FIA. Gerhard Berger est déclaré vainqueur sur tapis vert mais la décision des commissaires de course est renversée lors d'une audience en appel le 13 avril. Michael Schumacher et David Coulthard reprennent leurs première et deuxième place respectives mais leurs écuries ne se voient pas réattribuer leurs points. La course est le premier Grand Prix du Brésil disputé depuis la mort du triple champion du monde Ayrton Senna lors du Grand Prix de Saint-Marin ; différents hommages lui sont rendus durant le week-end de course.

Grand Prix automobile du Canada 2011

Photo du départ de l'épreuve, sous un brouillard de pluie.

Le Grand Prix automobile du Canada 2011 (Formula 1 Grand Prix du Canada 2011), disputé le 12 juin 2011 sur le circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal, est la 846e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950, la septième manche du championnat 2011 et la quarante-et-unième édition de l'épreuve comptant pour le championnat du monde.

La course est marquée par des conditions climatiques extrêmes qui entraînent son interruption pendant plus de deux heures, ainsi que six interventions de la voiture de sécurité. L'épreuve, qui dure au total plus de quatre heures, est remportée par le Britannique Jenson Button. Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et leader du championnat du monde, termine deuxième après être parti de la pole position et avoir mené soixante-huit des soixante-dix tours de course. Son coéquipier Mark Webber complète le podium. À l'issue de la course, Button se classe deuxième au championnat du monde des pilotes tandis que Vettel conforte sa première place, avec 161 points sur 175 possibles. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat des constructeurs avec 255 points, devant McLaren et Ferrari. À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore inscrit.

Brabham BT19

La BT19 en exposition à l'occasion du Grand Prix d'Australie 2006.

La Brabham BT19 est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur australien Ron Tauranac pour l'écurie Brabham. La BT19 est engagée en 1966 et en 1967. Elle permet à Jack Brabham de remporter son troisième titre de champion du monde des pilotes, en 1966. Brabham fait souvent référence à la BT19 en l'appelant « [mon] vieux clou ». C'est la première monoplace à permettre à un pilote de remporter une course en Formule 1 sur une voiture portant son nom.

Initialement construite pour accueillir un moteur Coventry Climax FWMV de 1 495 cm3, la monoplace ne prend aucun départ ainsi configurée. Quand, en 1966, la FIA décide de doubler la cylindrée des moteurs, qui passe ainsi à 3 000 cm3, Brabham Racing Organisation se tourne vers le motoriste Australien Repco. Il fournit à l'écurie un bloc moteur de type V8, dénommé Repco 620. Une divergence d'opinion entre Jack Brabham et Ron Tauranac conduit ce dernier à prendre une part moindre au développement de la voiture. Ainsi, une seule Brabham BT19 est fabriquée, et, de fait, est constamment développée au fil des courses pour rester performante.

La Brabham BT19 est acquise en 2009 par Repco ; elle est visible au National Sports Museum de Melbourne, en Australie, et participe à de nombreux évènements.

Grand Prix automobile d'Europe 2011

Le diffuseur de la McLaren MP4-26.

Le Grand Prix automobile d'Europe 2011 (2011 Formula 1 Grand Prix of Europe), disputé le 26 juin 2011 sur le circuit urbain de Valence, est la 847e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la huitième manche du championnat 2011. Il s'agit de la vingt et unième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde.

Les vingt-quatre pilotes engagés au départ franchissent la ligne d'arrivée d'une épreuve dominée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, sa septième en huit courses, il mène le Grand Prix de bout en bout, à l'exception du tour suivant son premier arrêt au stand. Il s'impose devant Fernando Alonso et son coéquipier Mark Webber. Grâce à sa pole position, sa victoire et son meilleur tour en course, il réalise un hat-trick. À l'issue de la course, Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde, avec 186 points sur 200 possibles et 77 points d'avance sur Jenson Button, deuxième, et Mark Webber, troisième à égalité de points avec Button. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Lors de cette épreuve, vingt-quatre pilotes rallient l'arrivée (tous les pilotes ayant pris le départ terminent la course), ce qui constitue un nouveau record de la discipline, le précédent record étant de vingt-trois pilotes à l'arrivée du Grand Prix automobile de Chine en 2011.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 295 points, devant McLaren et Ferrari. À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore inscrit.

Brabham BT49

La BT49C pilotée par Nelson Piquet au Grand Prix de Monaco 1981.

La Brabham BT49 (ˈbræbəm) est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur sud-africain Gordon Murray pour l'écurie britannique Brabham. La BT49 est engagée entre 1979 et 1982 et permet au pilote brésilien Nelson Piquet d'obtenir son premier titre de champion du monde des pilotes en 1981.

La voiture est créée pour disputer les courses du championnat du monde de Formule 1 en 1979. Sa conception commence lorsque Bernie Ecclestone, propriétaire de Brabham, décide de mettre fin à la collaboration entre son écurie et Alfa Romeo qui motorise la Brabham BT48. La BT49 est achevée en six semaines seulement notamment grâce à l'utilisation d'éléments de la BT48 adaptés pour accueillir le moteur Ford-Cosworth DFV. La voiture dispose d'un cockpit ouvert, d'un châssis monocoque en alliage d'aluminium et de fibres de carbone. Elle est dotée d'une très controversée suspension hydropneumatique et de freins refroidis par eau.

La BT49, qui évolue au cours des quatre saisons où elle est engagée, signe six pole positions, quatre meilleurs tours en course, remporte sept victoires et inscrit cent-trente-cinq points au classement du championnat du monde. Dix-sept BT49 sont construites ; la plupart d'entre elles roulent encore et sont utilisées avec succès dans des courses de voitures historiques. L'Allemand Christian Gläsel a notamment remporté, au volant d'une BT49D, le championnat historique de Formule 1 en 2005.

Brabham BT46

La Brabham BT46B au Festival de vitesse de Goodwood en 2001.

La Brabham BT46 est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur Gordon Murray pour l'écurie Brabham, alors propriété de Bernie Ecclestone. La BT46, engagée en 1978 et en 1979, intègre plusieurs innovations radicales, la plus connue étant le montage d'un panneau d'échangeur thermique en remplacement des radiateurs d'huile et d'eau. Le système ne fonctionne pas et contraint Brabham Racing Organisation à le retirer avant les débuts officiels en course. La voiture, propulsée par un bloc-moteur Alfa Romeo 115-12 à 12 cylindres opposés à plat, rencontre plus facilement le succès en course lorsqu'elle reçoit un radiateur monté dans le museau. Pilotée par Niki Lauda et John Watson, elle remporte une course dans sa variante A et marque suffisamment de points pour permettre à l'écurie de s'approprier la troisième place au championnat du monde des constructeurs.

La Brabham BT46B est la variante de la voiture, également connue sous le surnom de « fan car » ou « voiture ventilateur », la plus notoire. Elle est engagée au Grand Prix de Suède 1978 en vue d'apporter une réponse viable à la Lotus 79 à effet de sol. La BT46B crée une très importante portance négative grâce à un ventilateur prétendument utilisé pour améliorer le refroidissement mais qui sert surtout d'extracteur d'air. La voiture ainsi présentée ne prend le départ que d'une seule course, le Grand Prix de Suède 1978 à Anderstorp, qu'elle remporte aux mains de Niki Lauda qui signe également le meilleur tour en course. La BT46B est déclarée illégale par la FIA au terme de la course mais conserve pour acquis ses résultats.

Brabham Racing Organisation

Photo de la Brabham BT3.

Motor Racing Developments Ltd., plus connu sous les noms de Brabham Racing Organisation ou Brabham (ˈbræbəm), est une écurie de Formule 1 britannique. Fondée en 1960 par les Australiens Jack Brabham, pilote, et Ron Tauranac, ingénieur, l'écurie remporte quatre titres de champions du monde des pilotes et deux titres de champion du monde des constructeurs au cours de ses trente ans de présence en Formule 1. En 1966, Jack Brabham devient le premier pilote à remporter un championnat sur une voiture de sa conception.

Dans les années 1960, Brabham est le premier constructeur de monoplaces en termes de ventes aux clients et écuries privées, assumant la construction de près de 500 monoplaces jusqu'en 1970. Durant cette période, l'écurie Brabham remporte les championnats de Formule 2 et de Formule 3, mais ne l'emporte pas aux 500 miles d'Indianapolis. Plus tard, dans les années 1970 et 1980, Brabham innove avec la BT46B « aspirateur » qui remporte l'unique course à laquelle elle participe avant d'être interdite ; puis avec les freins en carbone et enfin avec la suspension hydropneumatique. L'écurie remporte le titre pilote des championnats du monde 1981 et 1983, le Brésilien Nelson Piquet devenant le premier pilote à remporter le titre pilote sur une voiture à moteur turbocompressé.

L'homme d'affaires anglais Bernie Ecclestone fait l'acquisition de l'écurie Brabham en 1971 et la revend en 1987 pour créer la Formula One Promotions and Administration, qui deviendra plus tard la Formula One Administration. Le consortium japonais Middlebridge Group en fait l'acquisition et conserve la direction de l'écurie jusqu'en 1992, où l'écurie, endettée et incapable de payer ses traites financées par Landhurst Leasing, fait faillite, entraînant l'intervention du Serious Fraud Office britannique. En 2009, une organisation allemande dépose une demande, qui lui est refusée, pour participer au championnat 2010 sous le nom de Brabham.

Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 2011

Photo de la Virgin MVR-02 à Silverstone.

Le Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 2011 (2011 Formula 1 Santander British Grand Prix), disputé le 10 juillet 2011 sur le circuit de Silverstone, est la 848e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la neuvième manche du championnat 2011. Il s'agit de la soixante-deuxième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde, la quarante-cinquième disputée à Silverstone.

Après avoir décroché la troisième place sur la grille de départ, le pilote espagnol Fernando Alonso remporte l'épreuve au volant de sa Ferrari. Les deux autres marches du podium sont occupées par les pilotes Red Bull Racing : l'Allemand Sebastian Vettel, leader du championnat du monde, se classe deuxième devant son coéquiper Mark Webber, parti en pole position. Grâce à cette victoire, sa première de la saison, Alonso s'empare de la troisième place du championnat du monde des pilotes avec 112 points. Sa deuxième place permet à Vettel d'accroître son avance en tête du championnat : avec 204 points, il possède 80 longueurs d'avance sur son coéquipier Webber. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 328 points, loin devant McLaren (218) et Ferrari (164). À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont inscrit au moins un point, Lotus, Virgin et HRT n'étant toujours pas parvenues à débloquer leur compteur.

Jack Brabham

Jack Brabham en 1966.

Sir John Arthur Brabham, dit Jack Brabham, AO, OBE, né le à Hurstville, près de Sydney, en Australie, est un pilote automobile australien qui a remporté le titre de champion du monde de Formule 1 à trois reprises, en 1959, 1960 et 1966. Il est le co-fondateur de l'écurie Brabham Racing Organisation, qui fabrique des monoplaces de Formule 1 portant son nom.

Brabham, ancien ingénieur de vol de la Royal Australian Air Force, dirige un petit atelier d'ingénierie avant de participer à des courses de voitures midget en 1948. Ses succès dans ces courses ainsi que dans les courses sur route en Nouvelle-Zélande et en Australie l'incitent à poursuivre sa carrière de pilote automobile au Royaume-Uni. Il intègre alors la société Cooper Car Company qui construit des voitures de course où il contribue à la conception des voitures à moteur central que Cooper engage en Formule 1 et à l'Indianapolis 500 et remporte le championnat du monde de Formule 1 en 1959 et 1960. En 1962, il crée avec son compatriote Ron Tauranac l'écurie Brabham Racing Organisation qui devient le plus grand constructeur de voitures de courses clients des années 1960. En 1966, il devient le seul pilote à remporter le championnat du monde de Formule 1 en conduisant sa propre monoplace.

Brabham retourne en Australie à l'issue de la saison 1970 de Formule 1, où il achète une ferme et poursuit ses affaires commerciales, comme le développement du moteur Judd. Il est le plus ancien champion du monde de Formule 1 encore en vie.

Grand Prix automobile d'Allemagne 2011

Michael Schumacher sous le ciel menaçant du Nürburgring.

Le Grand Prix automobile d'Allemagne 2011 (Formula 1 Grosser Preis Santander von Deutschland 2011), disputé le 24 juillet 2011 sur le Nürburgring, est la 849e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la dixième manche du championnat 2011. Il s'agit de la cinquante-huitième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde, la vingt-cinquième disputée au Nürburgring.

Après avoir décroché la deuxième place sur la grille de départ, le pilote britannique Lewis Hamilton remporte l'épreuve au volant de sa McLaren MP4-26. Les deux autres marches du podium sont occupées par Fernando Alonso (Ferrari) et Mark Webber (Red Bull Racing), parti en pole position. L'Allemand Sebastian Vettel, leader du championnat du monde, se classe quatrième, manquant le podium pour la première fois de la saison. Grâce à cette victoire, sa seconde de la saison, Hamilton s'empare de la troisième place du championnat du monde des pilotes avec 134 points, à cinq points du second, Mark Webber. Vettel conserve sa place en tête du championnat : avec 216 points, il possède 77 longueurs d'avance sur son coéquipier. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-sept pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 355 points, loin devant McLaren (243) et Ferrari (192). À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont inscrit au moins un point, Lotus, Virgin et HRT n'étant toujours pas parvenues à débloquer leur compteur.

Grand Prix automobile de Belgique 2011

Les Lotus T128 sur la grille de départ de Spa.

Le Grand Prix automobile de Belgique 2011 (LXVII Grand Prix de Belgique), disputé le 28 août 2011 sur le circuit de Spa-Francorchamps, est la 851e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la douzième manche du championnat 2011.

Après avoir décroché sa neuvième pole position de la saison, le pilote allemand Sebastian Vettel remporte son septième Grand Prix de l'année, le premier de sa carrière à Spa-Francorchamps, au volant de sa Red Bull RB7. Il devance son coéquipier Mark Webber, ce qui permet à Red Bull Racing de signer son dixième doublé depuis ses débuts en Formule 1. Jenson Button, sur McLaren, se classe troisième de l'épreuve.

Lors de ce Grand Prix, le pilote novice Pastor Maldonado inscrit son premier point en championnat du monde tandis que Michael Schumacher fête ses vingt ans en Formule 1.

Sebastian Vettel conserve sa place en tête du championnat : avec 259 points, il possède 92 longueurs d'avance sur son coéquipier Mark Webber. Fernando Alonso, quatrième de l'épreuve est troisième du championnat avec 157 points et devance désormais Jenson Button (149 points). À la fin du Grand Prix, dix-huit des vingt-huit pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 426 points, loin devant McLaren (295) et Ferrari (231). À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont inscrit au moins un point, Lotus, Virgin et HRT n'étant toujours pas parvenues à débloquer leur compteur.

Grand Prix automobile d'Italie 2011

Sebastian Vettel lors des essais libres à Monza en 2011.

Le Grand Prix automobile d'Italie 2011 (2011 Gran Premio Santander d'Italia), disputé le 11 septembre 2011 sur le circuit de Monza, est la 852e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la treizième manche du championnat 2011.

Doublé par Fernando Alonso au départ de la course, Sebastian Vettel, détenteur de la pole position, récupère sa première place au cinquième tour et la conserve jusqu'à l'arrivée. Au terme d'une course à rebondissements marquée par de nombreux dépassements entre les favoris du championnat, le Britannique Jenson Button, sur McLaren, s'empare de la deuxième place, devant l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari) qui passe la barre symbolique des 1 000 points inscrits en championnat du monde de Formule 1. En signant sa huitième victoire en treize courses, Sebastian Vettel s'envole en tête du championnat du monde des pilotes, portant pour la première fois son avance sur le second à plus de 100 points. Plus loin dans le classement, grâce à sa neuvième place, Bruno Senna inscrit ses premiers points en championnat du monde. À l'issue du Grand Prix, dix-neuf des vingt-huit pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing garde une avance confortable en tête du championnat avec 451 points, loin devant McLaren (325) et Ferrari (254). À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont inscrit au moins un point, aucun pilote de Lotus, de Virgin ou de HRT n'étant parvenu à terminer dans les dix premiers d'une course.

Eurobrun Racing

L'Eurobrun ER189 en démonstration sur le circuit de Hockenheim en 2011.

Eurobrun Racing A.G., également typographié EuroBrun Racing A.G. ou Euro Brun Racing A.G., est une écurie de Formule 1 italienne créée à la suite du rapprochement entre l'écurie Brun Motorsport de Walter Brun et l'écurie Euroracing de Giampaolo Pavanello.

L'écurie s'engage en championnat du monde de Formule 1 en 1988 avec deux monoplaces au châssis dépassé, confiées aux pilotes novices Oscar Larrauri et Stefano Modena. En trente-deux engagements, les pilotes ne terminent que huit courses et n'inscrivent aucun point en championnat du monde. En 1989, Giampaolo Pavanello prend ses distances avec l'écurie qui n'engage plus qu'une seule monoplace, faute de moyens financiers suffisants, pour un nouveau pilote débutant, Gregor Foitek. Il ne se qualifie pour aucun Grand Prix et est remplacé en cours de saison par Oscar Larrauri, qui ne peut mieux faire. Pour la deuxième année consécutive, aucun point n'est inscrit en championnat.

En 1990, Walter Brun devient l'unique propriétaire de l'écurie après le rachat de la totalité des parts de Pavanello. Il compte sur un soutien financier en provenance des Émirats arabes unis pour engager deux nouvelles monoplaces mues par un inédit moteur V12. Toutefois, il ne réunit pas le budget nécessaire et poursuit avec les monoplaces de la saison précédente, confiées à Roberto Moreno et Claudio Langes. Si Moreno réussit à prendre le départ de deux courses dans l'année, aucun point n'est inscrit par l'équipe.

Eurobrun, financièrement exsangue, déclare forfait peu avant la fin de la saison 1990 et quitte définitivement la Formule 1, Walter Brun préférant se consacrer uniquement à son autre écurie de course engagée en championnat du monde des voitures de sport. En trois saisons et 76 engagements, les monoplaces n'ont pris le départ qu'à 19 reprises, essuyant dans le même temps 57 non-qualifications ou non-préqualifications. La meilleure qualification d'une monoplace Eurobrun est une quinzième place sur la grille réalisée par Stefano Modena au Grand Prix du Canada 1988 sur une ER188 et le meilleur classement en course est une onzième place, au Grand Prix de Hongrie 1988, toujours grâce à Modena.

Grand Prix automobile de Singapour 2011

Jenson Button, sur McLaren, à Singapour en 2011.

Le Grand Prix automobile de Singapour 2011 (2011 Formula 1 SingTel Singapore Grand Prix), disputé le 25 septembre 2011 sur le circuit urbain de Singapour, est la quatorzième manche du championnat 2011 et la 853e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950. Il s'agit de la quatrième édition du Grand Prix de Singapour comptant pour le championnat du monde.

Le champion du monde en titre Sebastian Vettel réalise la pole position et mène l'intégralité de la course pour remporter sa neuvième victoire de la saison. Le pilote britannique Jenson Button se classe deuxième et Mark Webber monte sur la troisième marche du podium. Au classement des pilotes, Vettel compte 124 points d'avance sur Button à cinq courses de la fin du championnat et se rapproche encore plus de son deuxième titre consécutif : pour l'empêcher de l'obtenir, Button doit gagner les cinq Grands Prix qui restent et espérer que son rival allemand n'inscrive plus aucun point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 491 points, loin devant McLaren (353) et Ferrari (268). À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont inscrit au moins un point, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore marqué.

Eurobrun ER188

Oscar Larrauri sur Eurobrun ER188 au Grand Prix du Canada 1988.

L'Eurobrun ER188 est la première monoplace de Formule 1 engagée par l'équipe Eurobrun Racing dans le cadre de sa première participation au championnat du monde de Formule 1, en 1988. Elle débute en championnat au Grand Prix du Brésil, pilotée par l'Italien Stefano Modena et l'Argentin Oscar Larrauri, pilote à l'origine de la création de l'écurie.

Cette monoplace, conçue par Mario Tolentino et Bruno Zava, est directement inspirée de l'Alfa 184T de la saison 1984. Bien que réalisée en fibre de carbone, elle n'en demeure pas moins pataude et peu réussie aérodynamiquement, trahissant dès sa présentation son origine remontant à plusieurs années.

En trente-deux engagements, ses pilotes ne terminent que huit courses et n'inscrivent aucun point en championnat du monde. Ces piètres résultats poussent Giampaolo Pavanello, co-fondateur de l'écurie, à prendre ses distances avec l'écurie qui n'engage plus qu'une seule monoplace en 1989 faute de moyens financiers suffisants.

Grand Prix automobile d'Inde 2011

La parade sur la grille de départ du Grand Prix d'Inde.

Le Grand Prix automobile d'Inde 2011, disputé le 30 octobre 2011 sur le circuit international Buddh, est la 856e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la dix-septième manche du championnat 2011. Il s'agit aussi du premier Grand Prix d'Inde de l'histoire de la Formule 1.

À l'occasion de cette course inaugurale, le pilote allemand Sebastian Vettel, déjà titré double champion du monde avant même l'issue de la saison, réalise le premier « grand chelem » de sa carrière. En effet, en plus d'ajouter ce nouveau Grand Prix à son palmarès, il décroche la pole position, mène l'intégralité de la course et réalise le meilleur temps au tour. Sur le podium, il est accompagné de Jenson Button, deuxième du championnat du monde et de Fernando Alonso qui termine troisième. Avec 374 points contre 240 pour son plus proche poursuivant, Vettel accroît encore son avance en tête du classement. À l'issue du Grand Prix, dix-neuf des vingt-huit pilotes en lice au championnat du monde ont inscrit au moins un point.

Chez les constructeurs, l'écurie Red Bull Racing, déjà sacrée championne du monde, augmente encore son capital en tête du classement : avec un total de 595 points, l'équipe autrichienne devance McLaren Racing (442) et Ferrari (325). À l'issue de ce Grand Prix, neuf des douze écuries en lice au championnat ont marqué des points, Team Lotus, Virgin et HRT n'ayant toujours pas atteint le niveau de performance suffisant.

Eurobrun ER189B

Modèle réduit au 1/43° de l'Eurobrun ER189B.

L'Eurobrun ER189B est la dernière monoplace de Formule 1 engagée par l'équipe Eurobrun Racing dans le cadre de son ultime participation au championnat du monde de Formule 1, en 1990.

Elle débute en championnat au Grand Prix des États-Unis et succède à l'Eurobrun ER189. Cette monoplace, conçue par George Ryton, Roberto Ori et Kees van der Grint, est directement inspirée de sa devancière de la saison 1989. Pilotée par le pilote brésilien Roberto Moreno et l'Italien Claudio Langes, elle est engagée à quatorze reprises mais ne parvient à se qualifier que deux fois, en début de saison aux mains de Roberto Moreno.

Faute de moyens financiers et de résultats, Walter Brun, propriétaire d'Eurobrun Racing, annonce à l'issue de la saison européenne qu'il désire désormais uniquement se consacrer à son engagement en championnat du monde des voitures de sport et qu'il déclare forfait pour le restant de la saison. Sanctionné de 400 000 dollars d'amende pour ses deux forfaits, Eurobrun quitte définitivement la Formule 1. L'ER189B est donc la dernière monoplace de Formule 1 de l'écurie.

Grand Prix automobile du Brésil 2011

Sebastian Vettel précède Lewis Hamilton.

Le Grand Prix automobile du Brésil 2011, qui s'est disputé le 27 novembre 2011 sur le circuit d'Interlagos, est la 858e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la dix-neuvième et dernière manche du championnat 2011. Il s'agit de la trente-neuvième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde, la vingt-neuvième disputée à Interlagos.

La séance de qualifications est marquée par la performance du champion du monde Sebastian Vettel : en décrochant sa quinzième pole position de la saison, il bat le record de Nigel Mansell qui en avait obtenu quatorze lors de la saison 1992. En course, il est néanmoins devancé par son coéquipier Mark Webber qui signe sa seule victoire en 2011 à l'occasion de la dernière épreuve et s'offre par la même occasion la troisième place du championnat du monde avec 258 points. Le podium est complété par le Britannique Jenson Button qui, avec 270 points, termine dauphin de Vettel au volant de sa McLaren. Sur les vingt-huit pilotes en lice au championnat, dix-neuf ont inscrit au moins un point au cours de la saison.

Chez les constructeurs, l'écurie Red Bull Racing, déjà assurée depuis plusieurs courses du titre de championne du monde, termine sa saison en signant le onzième doublé de son histoire, le troisième en 2011. Avec 650 points, l'équipe autrichienne devance largement McLaren (497 points) et Ferrari (375 points). Sur les douze écuries engagées au championnat du monde, neuf ont marqué des points au cours de la saison, Lotus, Virgin et HRT terminant avec un compteur vierge.

Pour conclure une saison décevante par rapport à celle de son coéquipier Sebastian Vettel, Mark Webber remporte son seul succès de l'année lors de l'ultime épreuve, à la faveur d'une défaillance mécanique sur la monoplace de son coéquipier. Il reconnaît que sa bataille avec Vettel n'a pas été très intense parce qu'il avait un problème mais que ses performances étaient bonnes du fait qu'il se sentait bien dans la voiture. Il déclare : « C'est une victoire importante pour moi et un doublé important pour l'équipe qui finit la saison au sommet. » Grâce à cette victoire, il reprend in extremis la troisième place du championnat du monde et envisage la saison suivante avec sérénité : « Je pense que ça ira mieux. J'ai mal démarré cette année mais je regarderai tous les domaines pour améliorer ce que je dois améliorer. Mais quand la barre est à un si haut niveau, il n'y a pas que Sebastian à surveiller. Il y a aussi Jenson [Button], Fernando [Alonso] et tous les autres qui sont au top niveau. Je suis ravi de me battre contre eux. »

Joseph Siffert

Joseph Siffert en 1968.

Joseph Siffert, couramment appelé Jo Siffert dans le milieu automobile et Seppi par ses compatriotes suisses (né le 7 juillet 1936 à Fribourg et mort le 24 octobre 1971 à Brands Hatch), est un pilote automobile suisse.

Issu d'un milieu modeste, il répare des véhicules accidentés et les revend afin de financer sa passion pour les sports mécaniques. Champion de Suisse de motocyclette en 1959, il dispute également plusieurs compétitions internationales en side-car avant de passer au sport automobile. En 1960, il débute en Formule Junior et devient, l'année suivante, le meilleur représentant européen de la discipline. Il accède à la Formule 1 grâce à la Scuderia Filipinetti puis passe chez Rob Walker Racing Team, écurie qui lui permet de remporter cinq victoires dont deux en championnat du monde.

Pilote éclectique, il dispute plusieurs saisons de Formule 2 en tant que pilote d'usine BMW et se forge un palmarès conséquent en endurance en tant que pilote officiel Porsche. Il remporte les plus prestigieuses épreuves de la discipline comme les 12 Heures de Sebring, les 24 Heures de Daytona, les 6 Heures de Watkins Glen, les 1 000 km du Nürburgring, les 1 000 km de Monza, les 1 000 km de Spa ou la Targa Florio. Joseph Siffert est, avec 14 victoires en 41 courses, le pilote le plus titré durant la période 1968-1971 où le championnat international des marques se disputait en catégorie Sport (5 litres) et Prototype (3 litres).

Joseph Siffert meurt lors de la Course de la Victoire, une épreuve de Formule 1 hors-championnat à Brands Hatch où, après une sortie de piste, il meurt asphyxié dans l'incendie de sa monoplace. Véritable légende de la course automobile en Suisse, ses funérailles réunissent 50 000 personnes dans la ville de Fribourg.

Il est, avec Clay Regazzoni et Emmanuel de Graffenried, un des trois pilotes suisses à avoir remporté une victoire en Formule 1. Au cours de sa carrière dans la discipline-reine, Jo Siffert a inscrit un total de 68 points et obtenu deux victoires, six podiums, deux pole positions et quatre meilleurs tours en course.

Forti FG01-95

Roberto Moreno à bord de la Forti FG01-95 lors du GP de Grande-Bretagne 1995.

La Forti FG01-95 est la première monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie italienne Forti Corse dans le cadre de sa première participation au championnat du monde de Formule 1, en 1995. Elle est pilotée par le Brésilien Pedro Diniz, en provenance du championnat international de Formule 3000, et son compatriote Roberto Moreno, dont la dernière apparition en Formule 1 remonte à la saison 1992, au sein de l'écurie italienne Andrea Moda Formula.

Conçue par les ingénieurs Sergio Rinland et Giorgio Stirano, la Forti FG01-95 est largement inspirée de la Fondmetal GR02, une des monoplaces les moins performantes de la saison 1992. Du fait de cette ressemblance avec la monoplace obsolète, la Forti s'avère être l'une des voitures les plus lentes du plateau et ne peut lutter qu'avec la Pacific PR02 et la Simtek S951.

Malgré les légers progrès réalisés en fin de saison, Pedro Diniz quitte l'écurie, emportant avec lui ses puissants soutiens financiers, mettant ainsi à mal l'avenir de l'écurie italienne pour le championnat 1996.

Forti FG01-95B

Andrea Montermini à bord de la Forti FG01-95B lors des essais libres du Grand Prix de Saint-Marin 1996

La Forti FG01-95B est la deuxième monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie italienne Forti Corse, dans le cadre des cinq premières manches du championnat du monde de Formule 1 1996. Elle est pilotée par les Italiens Luca Badoer, en provenance de la Scuderia Minardi, et Andrea Montermini, en provenance de l'écurie Pacific Racing. Le Français Franck Lagorce en est le pilote d'essais.

Étant une Forti FG01-95 mise aux normes de la réglementation technique en vigueur en 1996, la FG01-95B s'avère être la monoplace la plus lente du plateau, d'autant plus que l'écurie italienne doit faire face à des problèmes financiers de plus en plus importants.

Forti remplace sa FG01-95B par la nouvelle Forti FG03-96 de façon progressive à partir du Grand Prix d'Europe, puis complètement à compter du Grand Prix de Monaco.

Forti FG03-96

Représentation de la Forti FG03-96.

La Forti FG03-96 est la troisième et dernière monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie italienne Forti Corse à partir du deuxième tiers du championnat du monde de Formule 1 1996. Elle est pilotée par les Italiens Luca Badoer et Andrea Montermini et le Français Franck Lagorce en est le pilote d'essais. La principale différence avec sa devancière, la Forti FG01-95B, est son train arrière modifié.

Conçue par l'ancien ingénieur de la Scuderia Ferrari George Ryton, la Forti FG03-96 est la monoplace la plus lente du plateau ; ses deux pilotes ne parviennent d'ailleurs pas à se qualifier lors des Grands Prix d'Espagne et de Grande-Bretagne. De plus, les ennuis financiers de l'écurie obligent le patron Guido Forti à vendre 51 % de ses parts à l'équipe de Formule 3000 irlandaise Shannon Racing.

À la suite d'un conflit de propriété entre Guido Forti et Shannon Racing, l'écurie fait faillite et quitte le championnat du monde de Formule 1 à l'issue du Grand Prix d'Allemagne.

Prost AP03

La Prost AP03 au musée Peugeot de Sochaux.

La Prost AP03 est une monoplace de Formule 1, conçue par les ingénieurs Alan Jenkins et Loïc Bigois, engagée par l'écurie française Prost Grand Prix en championnat du monde de Formule 1 2000. Pilotée par le Français Jean Alesi, qui a disputé ses deux précédentes saisons chez Sauber et l'Allemand Nick Heidfeld, champion 1999 du championnat intercontinental de Formule 3000, elle a eu comme pilote essayeur le Français Stéphane Sarrazin, lequel avait auparavant disputé un Grand Prix en 1999 au sein de la Scuderia Minardi.

Présentée le 1er février 2000 sur le circuit de Catalogne en Espagne, la Prost AP03, composée de près de 3 000 nouvelles pièces, était porteuse d'espoir pour l'écurie d'Alain Prost qui se donnait alors pour objectif de terminer la saison à la cinquième place du championnat des constructeurs.

Seulement, la Prost AP03 se révèle être une monoplace lente et peu fiable qui ne rallie l'arrivée qu'à douze reprises en trente-quatre engagements, principalement en raison de son moteur Peugeot A20 qui essuie cinquante-trois casses durant la saison. Une crise entre le motoriste français et l'écurie se profile alors, mettant fin à une collaboration de trois ans. Prost Grand Prix connaît en parallèle une crise budgétaire, obligeant Alain Prost à rechercher d'éventuels repreneurs pour son écurie.

À la fin de la saison, l'écurie Prost Grand Prix termine onzième du championnat des constructeurs, sans avoir marqué de points, signant la plus mauvaise saison de l'histoire de l'équipe.

Championnat BMW M1 Procar

 Photographie de Nelson Piquet sur BMW M1 Procar lors de la course sur le Nürburgring en 1980.

Le Championnat BMW M1 Procar, également appelé Procar, est une compétition automobile créée par Jochen Neerpasch, directeur de BMW Motorsport, le département compétition du constructeur automobile allemand BMW. Le championnat proposait aux pilotes du championnat du monde de Formule 1, du championnat du monde des voitures de sport, du championnat d'Europe des Voitures de Tourisme, ainsi que d'autres championnats internationaux de s'affronter à bord de BMW M1 identiques.

Présenté comme l'occasion de voir les pilotes de différentes disciplines du sport automobile s'affronter, le championnat se déroule lors des manches européennes de Formule 1. Les pilotes de Formule 1 gagnaient leurs places dans la compétition en fonction de leurs performances dans leurs monoplaces. L'autrichien Niki Lauda remporte le championnat inaugural. En 1980, le championnat se déroule également en dehors des week-ends de Formule 1 et est remporté par le Brésilien Nelson Piquet. BMW choisit de ne pas donner suite au championnat en 1981 afin de se concentrer sur son entrée en Formule 1 en tant que motoriste.








Creative Commons License