Zone coréenne démilitarisée

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La zone militaire démilitarisée est en rouge et la ligne de démarcation militaire en noir.

La zone coréenne démilitarisée, abrégée en DMZ (de l’anglais demilitarized zone, en Hangeul : 한반도 비무장지대, en Hanja : 韓半島非武裝地帶) crée le lors de la signature de l’armistice de Panmunjeom, est une étroite bande de terre d'une longueur de 248 km et d’environ 4 km de large, séparant la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, et sert de zone tampon. Elle coupe la péninsule Coréenne en deux de part et d'autre du 38e parallèle.

Frontière fortement militariséemodifier | modifier le code

Zone minée (on estime le nombre de mines à 1 million)1 et surveillée par 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 soldats sud-coréens1 aidés par la 2e division d’infanterie des États-Unis, avec qui la Corée du Sud a signé un pacte de sécurité, c’est l'un des rares vestiges de la Guerre froide, équivalente à l’ancien rideau de fer. La circulation des civils est également restreinte dans un no man's land de plusieurs kilomètres de part et d’autre de la DMZ2. Toutefois, deux convois ferroviaires — l’un parti du Nord et l’autre du Sud — ont franchi pour la première fois depuis cinquante-six ans la zone coréenne démilitarisée le 17 mai 20073. L'aménagement de la zone industrielle de Kaesong est également vue comme un signe d'ouverture de cette frontière.

Un seul point de rencontre existe sur cette frontière, la Joint Security Area.

L’espace est couvert d’une épaisse forêt ponctuée de part et d’autre d’un chapelet continu de postes militaires particulièrement visible sur les photos aériennes. Il est truffé de souterrains, de batteries de canon, de kilomètres de barbelé, d'antennes et de miradors.

Les autorités nord-coréennes dénoncent la construction d’un mur de division en béton, d’une hauteur de 5 à 8 m, dans la zone démilitarisée côté sud. Des déplacements sont organisés pour montrer ce mur de division aux visiteurs étrangers en Corée du Nord. Côté sud, des terrasses permettent aux touristes et aux Sud-Coréens d’observer la zone démilitarisée1.

Sanctuaire pour la conservation d’espèces naturellesmodifier | modifier le code

Article connexe : Parc involontaire.

Malgré les mines, la zone démilitarisée est devenue un sanctuaire pour la conservation de plusieurs espèces animales, notamment d’oiseaux migrateurs. En période hivernale, des milliers de hérons et de grues blanches y séjournent1 ; les associations de défenses des animaux voudraient voir cet espace inscrit en zone protégée au patrimoine mondial de l’UNESCO4.

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. a, b, c et d « Ces murs qui divisent », Le Point, 10 janvier 2008, p. 50
  2. « Les effets du TGV sur l’aménagement du territoire sud-coréen » par Marie-Hélène Fabre, DATAR.
  3. Dépêche de l'agence Reuters, reproduite sur le site de « l'Express »
  4. Voir l’analyse du professeur Hiroyoshi Higuchi de l’Université de Tokyo

Voir aussimodifier | modifier le code

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Bibliographiemodifier | modifier le code

  • Alexendra Novosseloff et Franck Neisse, Des murs entre les hommes, éditions la Documentation française, 2007.
  • Alexandra Novosseloff, « Des murs du XXe siècle, entre enfermement et repli sur soi : les nouvelles fractures de la mondialisation », Diplomatie magazine, no 41,‎ novembre-décembre 2009, p. 31-36.

Articles connexesmodifier | modifier le code








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